HELLFEST 2022 (part 1) : Should I stay…

« …or should I go ? »

Je ne voulais pas y aller.

Comme si les deux ans de pandémie avaient brisé la dynamique. Deux ans pour réfléchir, prendre du recul, mais deux ans aussi pour vieillir. Sevré de concerts pendant de longs mois, la fin d’année dernière et ce premier semestre 2022 ont fort heureusement permis un salvateur retour à la normalité du monde d’avant. Klone, Psykup, Katatonia, Leprous, Enslaved, Tranzat, Ghost, Heart Line… m’ont procuré en salles du plaisir « comme avant ». Mais le Hellfest, c’est une autre histoire. Avec ses affiches pléthoriques qui brassent un line-up qui depuis quelques années tient plus du roulement que du renouvellement, un nombre de festivaliers qui atteint depuis quelque temps déjà la saturation, une météo qui bon an mal an alterne pieds dans la boue et tête dans la poussière, le plaisir d’en être s’est sournoisement érodé au fil des ans en ce qui me concerne. Le fait de faire chaque édition n’y est probablement pas étranger. Privilège de blasé, je le concède, j’en ai pleinement conscience. Cette année, j’ai eu ce sentiment que ce serait l’édition de trop. Je n’ai pas acheté de place, je n’ai pas sollicité d’accréditation. Et ce sentiment de libération, de soulagement.

Quand le running order des deux weekends est paru, je l’ai analysé pour chasser tout regret. Ce fut rapide. Entre les groupes déjà vus dans de meilleures conditions (proximité de la scène, temps de jeu et setlist dignes de ce nom), ceux jamais vus parce que pas ma came (et toujours pas), ceux déjà vus cette année,… il ne restait qu’une quinzaine de groupes sur 350 susceptibles de motiver ma venue, mais dispersés sur 7 jours, à des horaires divers et variés, c’était loin d’être suffisant pour justifier la dépense d’un demi SMIC (hors boissons et logement). C’est dommage car le Hellfest est une machine de guerre plus huilée qu’un aoûtien au Cap d’Agde. Accueil, décors, timing, bars, feux d’artifice, animations, merch, ambiance… tout frôle la perfection. Un univers hors du temps et de l’espace, un parc qui tient autant de Disneyland que de l’île aux enfants. Un monde plus merveilleux que rebelle. La puissance visuelle époustouflante des Mainstages en nocturne en 2019, pourtant restée gravée dans mon cerveau, à elle-seule m’a fait réfléchir avant de prendre ma décision : je n’irai pas.

Et puis ma femme a voulu voir Whitesnake.

(à suivre)

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