DARE-DARR’… « Reste-t-il de l’amour au cœur de la ville ? »

L’autre jour….. j’écoutais Pop Rock Station by Zegut en podcast. J’étais au volant, et j’ai vécu une sorte d’épiphanie. Il y a des groupes dont on connaît le répertoire par cœur. Alors souvent on ne les écoute plus. Ou moins. Parce que la simple mention d’un titre déclenche immédiatement une forme de lecture cérébrale. Par exemple, dites « Highway to Hell » ou « Back in black » et on n’imagine même pas écouter le morceau parce que ça n’apporterait rien. Il est gravé. « Là ». Pour moi, bizarrement, c’est WHITESNAKE, jusqu’à « Slip of the Tongue » (1989). Je ne le savais pas. Je n’écoute que très peu David Coverdale, mais ma femme me dit l’autre jour « C’est dingue, tu connais toute les paroles par cœur ! ». A ce moment, je pense que le rouge de la honte est apparu de manière fugace sur mon visage. Comme fait ! Les paroles de Coverdale, aux allusions tellement tendancieuses, tiennent quand même beaucoup du gros rougeot dans mon esprit. J’ai repensé alors aux podcasts de l’ami Zégut récemment écoutés, à la version de « Ain’t no Love in the Heart of the City » par BLACK PUMAS, puis à la diffusion de « Still of the Night » tirée de l’album éponyme du serpent blanc remontant à 87. Un vinyle que, comme beaucoup, j’ai fini par lisser à force d’écoutes. Mais en écoutant ces titres, le premier révélant le monstrueux et inégalable charisme charnel de l’interprétation de WHITESNAKE, et l’autre suintant d’une sensualité désormais rendue indécente par une société engouffrée dans une course à l’aseptisation, je n’ai eu qu’une envie : réécouter du WHITESNAKE fort chez moi. En ce premier samedi de nouveau confinement, c’est ce que nous avons fait. Vous savez quoi ? C’est BON ! On a fini par le fameux « Blindman », magnifié par la voix suave et gorgée de testostérone du beau David (Peut-on écrire ça en 2021 ?), puis la version live de « Ain’t no Love in the Heart of the City », enregistrée en 1980. Coverdale.. Lord… Marsden… Moody… Murray… Dowle. La musique c’est de l’écriture (ce morceau en l’occurrence est dû à celle de Michael Price et Dan Walsh), mais c’est aussi du talent, de l’interprétation, du groove, du feeling… de la communion. Cette dernière est totale sur ce live. Parce que les interprètes sont au summum de leur art. De la magie pure (Harry Potter va te rhabiller!). Je vous laisse , je vais réveiller ma femme, elle vient de s’évanouir. Je parie qu’elle est dans les bras de Coverdale !

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