DARE-DARR’ : « …And Justice for All avec…. Jason ? Jason qui ? »

L’autre jour… (ce soir, en fait) j’ai réécouté …And Justice For All de METALLICA. Ca faisait longtemps ! Quel pied ! Quand l’album est sorti, fin août 1988, je venais de finir mes études et j’étais en vacances aux Etats-Unis avec des amis. Sac à dos, Greyhound, marche à pied, east coast, west coast, et squats chez l’habitant. Que de bons souvenirs ! Inoubliables. Le Monde nous appartenait. La découverte, l’insouciance, le plaisir de la langue, les rencontres, l’immersion… et pour seule musique celle de mon walkman. Alors cet album, je l’ai acheté en K7 là-bas à sa sortie. « Inutile de l’emballer, c’est pour consommer tout de suite ». A mon retour quelques semaines plus tard, la cassette fumait littéralement ! J’écoutais Metallica depuis Kill’em all. La musique du gang de L.A. migré à Frisco condensait tout, du hard-rock 70’s au meilleur de la NWOBHM. Plus encore, il magnifiait ce tout, en le propulsant dans une nouvelle dimension. C’était indéfinissable. L’adrénaline de mes 15-20 ans. Si Cliff Burton était un des artisans majeurs de cette révolution, ce premier album après sa disparition n’avait alors à mes oreilles rien à envier à ses prédécesseurs. Et puis le nom de son remplaçant, « Jason Newsted », ça claquait quand même, non ? Oui, le son du disque était plus métallique, c’est vrai. Les morceaux étaient peut-être plus alambiqués aussi. Et alors ? C’était le premier après ceux avec Cliff. Depuis, c’est aussi devenu celui avant l’album noir. A jamais coincé entre les deux meilleures périodes… On ne pouvait le soupçonner alors. Quand je suis rentré en France, je l’ai racheté en cd. Le vinyle mourrait, on ne donnait pas cher de l’avenir de la K7… c’était d’une compulsive évidence. Curieusement, trente ans plus tard, il ne semble plus possible d’évoquer cet album autrement que par le sort que le duo Lars/James y a réservé à la basse. Tristement réducteur. Mais franchement, qui s’en souciait en 88 ? Qui l’avait remarqué ? Qui cela choquait-il ? Pas grand monde… C’est curieux le temps, et plus encore ses effets. A quel moment la qualité d’un disque, de ses compos, de son énergie,… passent-elles au second plan ? Passent-elles derrière le volume….. d’une basse, instrument inutile s’il en est (amis bassistes, IT IS A JOKE !) ? Si Newsted était encore dans Metallica aujourd’hui, parlerait-on autant de la basse de cet album ? Jason au sein de Metallica, au-delà de ses talents de musicien, c’est un roman, dont on a tous depuis lu les chapitres ici et là, encore et encore. Mais objectivement, même sans basse, cet album reste un monument. Et pourtant, il suffit de le mentionner aujourd’hui pour qu’immédiatement un bataillon de pisse-froid s’offusque : « Oui mais avec une basse audible… »… MAIS VOS GUEULES !!! Cet album est une tuerie. Point barre. Si votre plaisir passe par une basse tonitruante, l’ajout d’un ukulélé, ou le son cristallin d’un triangle, si vous estimez que c’est mieux ainsi, grand bien vous fasse ! Mais je vais vous dire : à sa sortie en 1988, cet album a signifié que la carrière des four horsemen n’était pas terminée, et il a chauffé à blanc mon walkman pendant toute la fin de l’été. Alors en réécoutant ce soir cet album sorti il y a plus de 32 ans, la basse de Jason sur cet album, honnêtement, je m’en suis tapé comme de l’an 40 ! Sans honte.

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