FESTIVALS, JAUGE, ASSIS… Et donc ?

Festivals assis, limités à 5000 places.

Ok.

C’est nul. A première vue.

Pour les pogos, c’est mort. On a bien compris. Doit-on résumer un festival à un pogo ? Pour certains, visiblement oui. Ca peut se comprendre. Le rock, le metal a fortiori, c’est de l’énergie avant tout.

Dans certains pays, celui du soleil levant, celui du soleil couchant qui vient de changer de président, les concerts se vivent souvent assis depuis toujours. Très bien. Question de culture.

Au Japon, la gloire locale BABY METAL donne en ce début 2021 une série de concerts anniversaires dans la mythique salle du Budokan. Assis. Jauge réduite. Masque obligatoire. Interdiction de crier, et même de parler.

Inutile de dire que la pauvre Roselyne n’y est pour rien.

Plus sérieusement, l’absence de buvettes autorisées en festival affole la toile. Le bénéf du fest disparaît de facto.

Ok. Pourquoi pas ? Tout le monde a en tête la chipo à 6 € du Motoc. Le bénéf, on sait où il est depuis longtemps.

On pense aussi aux « désoiffeurs » du Hellfest.

Alors ? Assister aux concerts de ses groupes préférés dans un festival à taille humaine (ce qu’était le Motoc il y a quoi ? Trois ans ?) où les festivaliers posaient leur postérieur sur la pelouse humide du site, et se faire apporter des bières serait aujourd’hui impossible ?

On peut se poser des questions…

On pense aussi aux concerts « grand messe » du Stade de France, où une application sur mobile permettait encore récemment de se faire apporter une pinte de bière fraîche (et même un repas) jusqu’au siège 25 du rang 18 de la travée E2… (de mémoire).

Des solutions, il y en a donc.

La musique live n’est absolument pas morte.Quel que soit le niveau. Quoi qu’en disent ceux qui s’arc-boutent sur les schémas d’antan qu’ils sont les premiers à combattre.

D’autant plus que les groupes, français (les parents pauvres de la musique), qui rassemblent plusieurs milliers de personnes sous une tente du Hellfest en étant payés en boissons et paniers repas par l’orga, réunissent le reste de l’année entre 50 et 300 personnes dans des SMAC…. Triste, injuste et ingrate réalité. Parce que le métalleux français s’offusque de tout mais n’est pas là quand on a besoin de lui. Oui, le métalleux français est snob. La musique est tellement meilleure quand elle vient de l’étranger, n’est-ce pas ?

Dans un communiqué récent, Ben Barbaud concédait, même pas à demi-mots, que la musique qui nous fait vibrer est anglo-saxonne à 80 %. Et qu’un festival de métal avec des groupes français n’était pas envisageable.

Tout est dit. La musique a donc une nationalité.

Insoluble. 2021 c’est mort. 2022 ne s’annonce pas plus réjouissant.

C’est un changement de paradigme.

Il va falloir s’adapter, car se lamenter ne mènera nulle part.

Rock will never die. C’est tout ce qui nous rassure. Et c’est énorme.

Une réflexion sur “FESTIVALS, JAUGE, ASSIS… Et donc ?

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