« OUF, SAUVÉS ! » (chroniques du monde d’après, épisode 2)

Jeudi 14 Mai 2020 

Ca y est. Tout le monde est sorti. Et il fait beau, alors pourquoi se priver ? Allons dans les parcs, les champs, à la plage ! Dans ce monde d’après, plus rien ne peut nous arrêter !

Mais allons-y en musique ! Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, quand il fait beau et chaud et que je passe du temps dans ma voiture, le plaisir de rouler lentement la fenêtre ouverte et la musique à fond est à nul autre pareil !

Donc OUI, je me suis replongé dans DEF LEPPARD. Je n’ai pas écouté High’n’dry (1981), parce que tous mes amis de bon goût me diront que c’est leur meilleur. Je l’ai aussi toujours pensé, mais plus je vieillis et moins j’en suis sûr. Du coup, j’occulte. Je le confine. Ma rencontre avec la musique du groupe est très simple. Les couloirs du collège, le fils de la prof d’anglais, le vinyle de On Through The Night (1980). Ensuite, je ne les ai plus lâchés (sauf récemment…).

J’ai donc réécouté Pyromania (1983). C’est sur cette tournée que je les ai vus en live pour la première fois. Le batteur avait encore tous ses membres. Clark était encore là aussi. C’est bien. Moins bien que le précédent et le suivant cependant. Le sillon entre deux chaises, en quelque sorte. Phil Collen a remplacé Pete Willis. Win some, lose some…

Puis Hysteria (1987), acheté à sa sortie en K7 (notez la rime). On n’est plus dans le metal. Mutt Lange les doigts de fée a fait un bon job. Je l’ai boudé longtemps cet album. Aujourd’hui je le réécoute souvent, et le redécouvre à chaque fois. C’est ce qu’on appelle un chef d’oeuvre. J’en suis désormais convaincu, même si cela m’a pris du temps.

Adrenalize (1992), c’est une autre paire de manches. Un groupe qui a du mal à se remettre à bosser après le succès interstellaire du précédent. Mais surtout des compos toutes plus faiblardes les unes que les autres, et l’absence de Clark à la guitare… Très pénible à écouter en 2020. Un album sorti trop tôt, malgré cinq ans d’attente. Comme quoi, quand ça veut pas…

J’ai passé Slang (1996), album différent dont je garde un bon souvenir, alors je le réécouterai plus tard. Demain peut-être…

Et puis Euphoria (1999), le groupe s’attaquant alors au metal indus. Naaaaaaannnn…. j’déconne ! Et bien, c’est un très bon album. Des compos travaillées, de l’envie, un clin d’oeil à Prince (« All Night »)…. le groupe est décomplexé, libéré. Et Vivian Campbell assimilé. Cet album file la pèche, la vitre baissée le coude sur la portière ! Catchy à souhait. Le renouveau ! Comme quoi, quand ça veut… 

Finalement, alors que leur carrière est derrière eux, on peut se demander au fil des albums si High’n’dry n’était pas une erreur de parcours qui a orienté les fans dans une (excellente mais) fausse direction, et généré ensuite l’incompréhension, de fausses attentes, et des espoirs déçus.

Je vous laisse méditer.

(A suivre)

mosaic3a61bfbe4ded615dc24a36177eaa16cc78a7fa7a

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s