SORTILEGE (Antipode MJC, Rennes, 07 février 2020)

Comme la vie était plus simple « avant ». En février par exemple, quand SORTILEGE venait se produire à Rennes. Pas de masques, pas de gants, juste des spandex et des cuirs. Un rassemblement populaire au sens noble du terme de fans enthousiastes dans une ambiance hard-rock bon enfant. Un concert complet rassemblant tous les âges, autant de vieux chauves nostalgiques venus pour un shoot de jouvence, que de jeunes adultes chevelus tout excités à l’idée d’entendre le groupe jouer « Messager » (Ne niez pas, on vous a entendus !). Depuis le retour de son chanteur emblématique quelques mois plus tôt, le groupe qui tâtonne pour photo 3retrouver le line-up le plus à même en 2020 de rendre justice aux compositions qui le long d’un E.P. et deux albums ont marqué toute une génération, s’est surtout produit en festivals. Ce soir, il joue devant « son » public. Avec un line-up une nouvelle fois remanié dans les 72 h qui ont précédé. Pas simple. Mais les fans de Sortilège sont indulgents car ils savent que le retour de Christian « Zouille » Augustin au micro était inespéré, même dans leurs rêves les plus fous. Alors oui, la soirée va avoir (un peu) des allures de karaoké, de fête, de communion ! Et tant pis pour les pains ou les approximations. Toute la salle semble s’en foutre, toute la salle a le sourire. Toute la salle chante. Au fil des mois, SORTILEGE a pris petit à petit des allures de all-star band du hard-rock français. Autour de Zouille au chant et Daniel Lapp à la basse, seuls photo 4membres historiques encore en place, et après les arrivées de Bruno « Manigance » Ramos à la guitare lead puis Farid « Trust » Medjane à la batterie, c’est ce soir le baptême du feu pour Olivier (ex-Satan Jokers, etc !) Spitzer à la guitare rythmique (qui en consultant ses antisèches au sol devait peut-être repenser à sa prestation sur le même répertoire en 2009, au Keep it true Festival, au sein de l’éphémère projet Zouille & Hantson). La scène de l’antipode a certainement ce soir pour tous les métalleux au cœur tendre un air de Stars 80 ! Cela pourrait prêter à sourire si les musiciens ne jouaient pas avec leur cœur et leur tripes un répertoire historique, portés par un public donnant de la voix pendant les 80 minutes de leur prestation et leur apportant un soutien indéfectible. 

photo 1

C’est la musique qui parle, mais l’amour qui s’exprime ! Ce SORTILEGE, c’est enfin le feelgood band qui s’adresse au gamin de 16 ans qui sommeille en chaque vieux métalleux quinquagénaire ! Zouille n’a certes plus sa voix de jeunot, mais il incarne à lui seul la quintessence de Sortilège et sa prestation, sincère et efficace, est bien plus que simplement honorable. Le bougre en a encore dans le coffre, et surtout irradie du plaisir d’être sur scène, porté par la foule. Dès « Marchand d’Hommes » qui ouvre magistralement la soirée, le public est complètement dedans. Le pari est gagné, la soirée faite ! Le concert passera beaucoup trop vite jusqu’à « Sortilège » en final, évidemment. Salut du gladiateur, dédicace aux amazones présentes dans la salle, connivence, gestes, sourires et regards complices échangés entre les membres, énergie et présence scénique, et surtout cette envie de donner ! Avec cet humour à photo 2froid qui passe si bien, comme lorsque Zouille annonce « une autre balade, un peu plus rapide celle-là… » pour lancer « D’ailleurs ». Il se passe définitivement quelque chose avec ce groupe, tant en son sein qu’avec le public. Une osmose de chaque instant qui ne faillira pas tout le long d’un set parfaitement équilibré, sans temps mort. Spitzer qui échange sans cesse avec les premiers rangs (quand il ne vient pas éponger le front de Zouille), Ramos qui fait corps avec sa guitare collé au public (quand Zouille ne lui tripote pas le sommet du crâne)… Il aura fallu du temps, mais ce soir Sortilège semble enfin ressuscité, et l’aventure tant humaine que musicale relancée. Les musiciens prolongeront le plaisir après le concert, dans la salle puis le hall, échangeant avec les fans, pour le plaisir de tous. Le lendemain, Zouille nous envoyait un texto qui résume tout : « Nous avons pris une dose d’amour hier soir… ». Ah ça…. C’est peu dire !

NB : merci aux anonymes pour ces photos volées..;

Setlist : Marchand d’hommes / Majesté / Civilisation Perdue / La Hargne de Tordus / Délire d’un Fou / D’ailleurs / Gladiateur / Progéniture / Chasse le Dragon / Amazone / La Montagne qui Saigne / Mourir pour une Princesse / Messager / Quand un Aveugle Rêve / Sortilège.

 

 

 

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