LE CONFINEMENT ? « Pensez DEEP PURPLE ! » – Covid 19, Jour 10

JOUR 10

Mardi 24 mars 2020

Confinés ? Ecoutez de la musique !

Quand le soleil réapparaît au printemps, il monte dans l’air comme un écho de Deep Purple. Pas celui connu du grand public, pas celui des vieux fans qui ne jurent que par « Made In Japan ». L’autre, celui qui se démène depuis près d’un quart de siècle autour du duo Gillan/Morse. Six albums studio, bientôt un septième, riches de titres qui ne passeront jamais à la postérité mais qui baignent dans la lumière d’un guitariste solaire, lumineux, comme le retour du soleil après l’éclipse. Ne vous laissez pas rebuter par les goûts curieux de leurs graphistes. Car ces pochettes, que par charité nous ne qualifierons pas, abritent une œuvre sans égale qui égaiera vos vies et illuminera vos cœurs.

1996 : Purpendicular

PURPENDICULARIan Gillan a encore les cheveux longs, c’est le classique Mk II, avec Steve Morse à la place de Blackmore. Et si le jeu du blond américain est à l’opposé de celui de son prédécesseur, l’intention différente – on y trouverait même un soupçon de prog parfois -, le groupe a encore les deux pieds dans le passé et peine à s’en extirper. Ca démarre doucement, ça rock… mais cet album vaut surtout pour le plaisir communicatif qui s’en dégage. La bataille ne fait plus rage, le groupe est apaisé. On se serait bien arrêté boire un verre à la cantina de Rosa !

Un titre ? Loosen my strings

1998 : Abandon

ABANDOND’emblée un son plus gros. Sur ce deuxième album, tout est plus agressif. Parfois sans trop de direction. Le groupe cherche toujours à se renouveler sans y parvenir, un peu comme s’il n’osait pas sauter. La peur du vide ? Avec cette pochette en guise d’exorcisme ? Mais quand on tente de recréer un élan, de retrouver une dynamique, de se projeter vers l’avenir, il y a des choses à ne pas faire. Comme réenregistrer un vieux titre par exemple (Bludsucker). Ca joue, ça joue… mais les compos volent presque toutes en rase-motte. Un tour de chauffe, lourd et pesant. Un album certainement sorti trop rapidement.

Un titre ? Any Fule Kno That

2003 : Bananas

BANANASAvec cet album, le groupe s’installe dans le line-up resté inchangé depuis. Le Mark VIII. Jon Lord parti, remplacé aux claviers par Don Airey, c’est le deuxième soliste historique du groupe qui quitte DP. Le seul membre alors, avec Ian Paice à la batterie, à avoir été de toutes les aventures studio. Curieusement, c’est avec cet album à la pochette euh… particulière, que Deep Purple retrouve de sa superbe, comme enfin libéré des chaînes du passé. Les riffs groovent, les refrains swingent, les titres sont de vraies chansons. Une cure de jouvence réussie, sous la houlette d’un producteur extérieur, Michael Bradford, qui aère le son et compose même deux très bons titres avec Gillan (House of Pain et Walk On), élargissant l’horizon musical du groupe. Une vraie réussite qui fait de Bananas un album étourdissant qui se dévore par tous les bouts !

Un titre ? Silver Tongue

2005 : Rapture of the Deep

RAPTUREOn prend les mêmes et on recommence, Bradford reprenant le son en mains. L’album est un peu plus sombre que le précédent mais tout aussi enthousiasmant. Dès le premier titre, Money Talks, le groupe se plagie allègrement sur un pont ramenant l’auditeur à Perfect Strangers, et ça passe « cream » comme disent les anglo-saxons. Avec cet album, DEEP PURPLE confirme qu’il a retrouvé sa voie, même si Gillan perd petit à petit la sienne. Airey est parfaitement à son aise et assure avec nervosité un groove de chaque instant (ce solo sur Girls like that !). Morse est cristallin dans ses progressions parfois redondantes mais toujours hautement atmosphériques (Clearly Quite Absurd), et aussi intégré qu’indispensable à cette phase du groupe. Reliant ses origines à une approche moderne, DEEP PURPLE est devenu intemporel, capable de passer d’une décennie à une autre avec une grâce unique. Et franchement, des morceaux comme Rapture of the Deep ou Before Time Began, il faut être sacrément décomplexé pour être allé les chercher !

Un titre ? Kiss Tomorrow Goddbye

2013 : Now What ?!

NOW WHATIl aura fallu huit ans à DEEP PURPLE pour donner un successeur à « Rapture of the Deep ». C’est Bob Ezrin, toujours à l’oeuvre à la production en 2020, qui les remet en selle, participant également à l’écriture. Le temps fait son effet, le groupe semble se bonifier sans fin, ou en tout cas vieillir paisiblement. Cet album, dédié à la mémoire de Jon Lord décédé en 2012, démarre sur le touchant A Simple Song, à la rythmique étonnante. Le son est ample et limpide. La voix de Gillan est savamment habillée par la production, laquelle entraîne par ailleurs la musique du groupe sur de nouveaux territoires une fois encore. Don Airey notamment, encore lui, ouvre sans cesse de nouvelles portes avec une subtilité efficace, tandis que Steve Morse enchaîne les interventions inspirées, et souvent surprenantes (prog ?), comme sur l’émouvant Above and Beyond dédié à la mémoire de Lord. Peut-être un des meilleurs albums du groupe. Sinon « LE ». Rien de moins.

Un titre ? Vincent Price

2017 : Infinite

INFINITEOn prend les mêmes et on recommence (encore). A chaque fois, vu l’âge des capitaines, on pense que ce sera la dernière traversée. Et puis… La production est encore énorme, et quand des musiciens aussi talentueux et joueurs sont au sommet de leur art, on n’a pas envie que ça s’arrête. Le groupe n’a plus aucune limite sauf celle de l’infini. Alors oui, plus encore que jamais, la voix de Gillan passe certainement à travers une multitude de filtres. Oui, sur scène, le chant, c’est un peu la débandade quand il faut assurer les succès des années 70. Mais en studio, Gillan compense en posant sa voix tel un crooner, comme le fait Robert Plant, et le charme opère toujours. Plus que jamais même. Quelle énergie, quelles envolées musicales ! « Infinite » se savoure autant que le précédent. Comme si par un incroyable alignement des astres le groupe atteignait la plénitude au crépuscule de sa carrière. Bien loin d’être piégé par la glace ! Gillan, Morse, Airey, Glover et Paice. Un groupe de jeunes bien dans leur époque. Le groove chevillé au corps. Un sans faute au XXIème siècle. Une discographie enchanteresse…

Un titre ? The Surprising

2020 : Whoosh !

whoosh[Sortie le 12 juin 2020]

 

(A suivre…)

NB : Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

 

 

 

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