DARE-DARR’ : « Le choc des mondes (quand bien même il s’agit du nôtre) ! »

L’autre jour…. c’était samedi soir, et avec ma femme nous avions soirée spectacle (un concert de metal). Dans un weekend anniversaire parfaitement organisé (et absolument pas maudit par les aléas), nous arrivons environ 2 heures trop tôt. Plusieurs raisons à cela, du genre une chambre à libérer à 11 h (et non pas midi) le matin à 5h de route de là, un restaurant où l’on pensait glandouiller l’après-midi sur la route qui s’avère fermé définitivement, etc. Bref, nous décidons de rester un peu dans la voiture sur le parking devant la salle, et y pleurer maritalement (et au calme) sur l’acharnement incroyable du sort à notre égard depuis le départ de notre périple mercredi. Pendant 15 minutes, tout se passe assez calmement, effectivement. La nuit est tombée. Le parking semble complet. Beaucoup de « vieux » permanentés et endimanchés, bouquets de fleurs à la main, se rendent dans le restaurant proche. Puis une voiture se gare juste derrière la nôtre, dans ce qui est peut-être le dernier emplacement libre. En sortent deux « métalleux » quinquagénaires. Des vrais, avec des chaînettes accrochées aux passants du pantalon. le système pileux grisonnant uniquement concentré sur le menton, des chaussures avec des semelles lestées ou compensées (ou qu’on n’aurait pas osé penser plutôt !), la veste « Amon Amarth » sur le dos et des bagouzes sur tous les doigts (des deux mains). Des vrais de vrais. Ils ne nous captent pas dans le noir. Ils ouvrent le coffre de leur vieille 206 qui a dû faire les premières éditions du Fury Fest, en font tomber un pack de bière au sol (ah merde, mal joué….), et décident de manger là, derrière notre voiture. Les premiers rôts qui retentissent sur ce parking si calme jusqu’alors sont annonciateurs de bien pire. L’un des deux lance la musique, et s’excuse auprès de son compère : « Je suis désolé, mais on n’écoutera pas de black tout de suite !« . Nous (intérieurement, et à 3 mètres d’eux) : « ouf ! ». Une timide musique démarre alors. L’un d’entre eux : « Tu ne peux pas mettre plus fort ?« . Gulp ! Bah si, évidemment. Bref, Amon Amarth envahit le parking. On se croit sur un des parkings du Hellfest. Sauf qu’ils ne sont que deux, au milieu du silence, mais n’ont que foutre de l’univers qui les entoure. Nous avons tenu dix minutes. On est alors sortis de notre voiture, sous leur regard médusé de gros beaufs. Nous sommes allés boire une bière dans le bar où s’étaient donnés rendez-vous les vieux permanentés et leurs bouquets de fleurs. Auprès de la civilisation. On a bu des pintes, avec en musique de fond… Deep Purple, Led Zep, les Doors, Bon Jovi. Au chaud. A notre connaissance, personne n’a roté. On n’a pas entendu en tout cas. Plus tard, dans la salle de concert, nous avons retrouvé nos deux festivaliers relous. Après la première partie, le gars aux bagouzes que même on aurait dit le Mandarin dans Iron Man s’est cassé la figure dans l’escalier. Pour nous c’est sûr, il a dû rater l’Amarth.

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