Fast and furieuses ep#00010

Fast and furieuses…
des chroniques cash en 666 signes max !

01 trust

TRUST – « Fils de lutte » (Verycords – 27 septembre 2019)

Politique et économie vont de paire. Ca tombe bien, ce nouvel album de nos vieux rebelles nationaux est entièrement fait à l’économie, de la pochette au calembour du titre, de la production aux riffs éculés, des thèmes aux lignes de chants interchangeables, jusqu’à la hargne et la vindicte des origines qui a depuis longtemps cédé la place à une forme de vague dérision inoffensive et molle. Nono tire toutefois son épingle du jeu, tandis que l’inspiration et la diction de Bernie, qui a probablement enfilé son masque trop tard, sont terriblement éloignées des grandes heures du groupe. Seul « Amer Saheb » surnage de cet album peu excitant. Pour les fans.

02 SCHENKER

MICHAEL SCHENKER FEST – « Revelation » (Nuclear Blast – 20 septembre 2019)

Michael Schenker est l’exemple type du musicien talentueux qui aura mené « sa » carrière plutôt que celle qu’on attendait de lui. Aujourd’hui, ce « Fest » est à cette carrière ce qu’Avengers : Endgame est au MCU. Une conclusion logique. On y retrouve cristallisés autour de l’ange blond tous ceux qui ont marqué sa discographie. Barden, Bonnet, McAuley, Glen,… Avec une moyenne d’âge qui talonne le 70, le meilleur est passé. Néanmoins, il se dégage de ce deuxième album une savoureuse atmosphère à la « Space cowboys ». Attachant, convaincant, honnête, « Revelation » se savoure comme un dessert revisité et excite les sens ! Pour les fans.

03 OPETH

OPETH – « In Cauda Venenum » (Nuclear Blast – 27 septembre 2019)

Anachronique ou avant-garde ? Ce treizième album d’Opeth, certes bien produit, minutieusement composé, savamment interprété,… divise. Car s’il regorge d’idées sympathiques comme cette intro inquiétante ou des incursions jazzy, il lui manque l’essentiel : l’âme. Ou encore la folie d’un électron libre. Car à vouloir tout contrôler, Akerfeldt y décline seul ses obsessions 70’s à l’envi (1h08mn pour 10 titres !). Respect et académisme, plus que jamais sur « In cauda venenum » la musique d’Opeth est onanique. Et chiante. Quatre albums après sa mue, le groupe qui faisait du Death tourne à nouveau en rond. Akerfeldt s’en fout. Il a probablement raison.

04 ENTOMBED

ENTOMBED A.D. – « Bowels of earth » (Century Media – 30 août 2019)

Parlons d’âme, justement ! Si l’Enfer est ma maison (« Hell is my home »), alors le paradis c’est l’écoute de ce troisième album des transfuges d’ENTOMBED devenus A.D. La bonhomie de LG Petrov (chant) qui vomit autant qu’il chante ce death metal old-school aphrodisiaque est unique et emporte imparablement l’adhésion. 34 minutes, 10 titres (voyez plus haut), tout est dit admirablement. Sincère, intense, « Bowels of Earth » enquille les riffs destructeurs. ENTOMBED A.D. fait rimer « riff » avec « jouissif ». Violemment bon. Oui ! Dieu que c’est bon ! Encore !

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