Une session en Enfer (part 2) : le Hellfest, Disneyland et Manowar

Le Hellfest 2019, par rapport aux précédents ? La même chose en mieux. En beaucoup mieux, même ! Toujours trop chaud, toujours trop de monde, et toujours trop d’alcool consommé. Ben Barbaud et sa team, la modération, doivent pas connaître ! Si les pompes à pression n’avaient pas accusé un coup de mou le dimanche après-midi (un débit, on ne vous raconte pas, le petit filet d’eau croupie du Colorado en plein cagnard d’août à côté, c’est les chutes du Niagara !), les records auraient été pulvérisés ! Les festivaliers aussi ! Quand on voit déjà l’état dans lequel on en a quitté certains après TOOL le dimanche vers 2h, on s’inquiéterait presque ! Grosses pensées pour « Censuré », et « Censurée » ! Et puis « Censuré » aussi surtout ! (Et « Censuré » enfin, dont on n’a plus de nouvelles depuis le 23 juin…). You know who you are ! On vous décrirait avec plaisir les nouveaux décors, la zone restauration pavée et équipée de bars et d’une fontaine centrale ornée d’une guitare, le clocher, enfin l’horloge, bref le truc déstructuré qui donne dorénavant l’heure au centre du site, et toutes ces améliorations discrètes mais constantes. On est toujours à mille lieux de Disneyland malgré tout, malgré ce qu’en pensent les rageux. Peut-être qu’un jour viendra où Barbaud arpentera le site sous un déguisement de Lemmy en mousse à grosse tête, et que les festivaliers le harcèleront pour un selfie et une dédicace qu’il donnera fébrilement d’une grosse main à quatre doigts couvertes de verrues en plastique… Nous n’en sommes pas encore là. On en est même loin. On aurait aussi pu vous parler des feux d’artifices, des panneaux retraçant l’histoire du metal, du metal français aussi, du marquage au sol guidant l’organisation des walls of death devant les Mainstages,… Non, s’il nous faut retenir quelque chose de cette quatorzième édition, c’est indubitablement l’incroyable amélioration du son et des écrans devant les mainstages. C’est comme si le festival était passé d’un coup de la VHS PAL avec son aléatoire, au blu-ray 4K et son digital ! C’était tellement prodigieux que nous ne nous en sommes toujours pas remis. Il fallait vraiment être mauvais cette année pour ne pas réussir une prestation sur les Mainstages. Chaque note d’une limpidité à pleurer, chaque effet visuel d’un beauté saisissante (ou d’un retour de flamme calcinant !). Frissons garantis ! Retiendra-t-on le couac du premier jour, LE gros sujet de conversation du weekend, à savoir l’annulation de Manowar ? Joey DeMaio et ses gladiateurs en carton-pâte sont venus, ont vu, et sont repartis le glaive entre les jambes. En écoutant peut-être « Now you see me, now you don’t » d’Ozzy dans leur tour-bus. Pour finalement se faire remplacer par un autre type de guerriers, plus aseptisés, surgissant mollement d’un tank. En carton-pâte lui aussi. Comme des suédois s’extirpant d’une Saab, atones. Y a-t-on gagné/perdu au change ? Chacun se fera son avis. Mais après trois jours de concerts d’une intensité forte, il n’y avait plus guère que les true warriors of the world pour encore parler de ce qui ne restera qu’une anecdote. Une péripétie. Mano qui ? Mano quoi ? Le gang d’Auburn est venu écrire son épitaphe en terre de France : « War Clisson et mourir » !

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