Une session en Enfer (part 1) : le Knotfest

« To be, or Knot to be ? »

En guise d’apéritif classieux, le KnotFest, le festival créé par SLIPKNOT en 2012, pose cete année pour la première fois ses flightcases en Europe en s’adossant à la structure du hellfest dont il monopolise les deux mainstages pour la journée du jeudi. Plus de 35000 personnes ont répondu présentes, dont les trois-quarts resteront pour le Hellfest. Au-delà de l’intérêt « relatif » de cette manifestation présentant des groupes qui se sont déjà produits au Hellfest au cours des récentes années, il peut être intéressant de s’interroger sur l’organisation d’une telle manifestation en amont du Hellfest, le jour-même ou par habitude des milliers de Hellfestivaliers gagnent Clisson et ses campings. Nous ne vous cachons pas que nous avons eu longuement le temps d’y réfléchir, au cours des trois heures de route qu’il nous a fallu le jeudi après-midi pour parcourir les 40 km qui séparent Nantes de Clisson. Malgré le bon concert de Rammstein diffusé dans la 307 verte arrêtée à coté dont les occupants vidaient successivement et avec une régularité qui frise la perfection canettes de bières et puis vessies… malgré le florilège black metal que crachait de manière non identifiable un auto-radio visiblement en fin de vie, et probablement suicidaire, dans le fourgon citroën que bien qu’arrêté je suivais, orné d’une gigantesque inscription HELLFEST harmonieusement tracée au chatterton (Le chatterton, ca t’étonne ?), placée au-dessus d’un autocollant « Ne me flashez pas, je n’ai plus de points »… Ajoutez à ces trois heures le temps nécessaire pour garer le véhicule, la petite marche jusqu’au site, la queue pour obtenir les bracelets, le temps de retrouver ses amis sur place, d’activer sa cashless (indispensable à la survie sur le site), etc. Finalement, cette fête du Slip’ s’apparente plus à un fond musical accompagnant le rituel annuel de l’arrivée en Enfer. D’autant que le site partiellement fermé (accès unique à la zone centrale et aux Mainstages) s’est paré de fait d’une aura de frustration. L’impression d’être revenu chez soi, mais pas tout à fait. Après, bien sûr, tout est question de goûts. Alors que les plus jeunes se pâment devant Powerwolf (même si nous ne l’avons pas vu, le loup…), Amon Amarth, ou encore Sabaton (que nous parvenons sans mal à éviter une fois de plus. Question de goûts, toujours…), nous passons rapidement à l’arrière du décor où nous rencontrons l’ami Strobl qui va officier une courte nuit plus tard avec Freitot en ouverture du Hellfest. Youri Gagarine devait avoir une mine beaucoup moins anxieuse que la sienne la veille de son décollage pour l’espace. Nous filons devant la Mainstage One pour assister à la prestation des stars du jour, les maîtres de cérémonie, les instigateurs de cette petite sauterie conviviale : SLIPKNOT. Le concert est bon. Très pro. Mais sans trop de la folie qu’on attend de ces barjots d’américains. En grand manitou de l’événement, Corey Taylor en fait des tonnes. Des tonnes très lourdes, répétant à l’envi que nous sommes la « famille », que nous avons la chance exceptionnelle d’assister au premier Knotfest d’Europe, que les organisateurs du Hellfest et les autres groupes qui se sont produits dans la journée méritent un tonnerre d’applaudissement, que nous avons la chance exceptionnelle d’assister au premier Knotfest d’Europe, que les organisateurs du Hellfest et les autres groupes qui se sont produits dans la journée méritent un tonnerre d’applaudissement, que nous avons la chance exceptionnelle d’assister au premier Knotfest d’Europe, que les organisateurs du Hellfest et les autres groupes qui se sont produits dans la journée méritent un tonnerre d’applaudissement, que nous sommes la « famille »… Discours formaté, convenu, et impersonnel au possible. Musicalement, Slipknot craque une bonne brosse boîte d’allumettes que le public regarde brûler sans que jamais le feu ne se propage au site. Un bon concert. A job well done. Un apéritif classieux. Pour patienter et bien s’installer, en attendant la suite.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s