Colin Edwin (O.R.k, ex-Porcupine Tree)

Colin Edwin est bassiste au sein de O.R.k. dont le troisième album «Ramagehead» est sorti il y a quelques semaines (et a été chroniqué ici). Dans ce groupe, il joue avec LEF (chant, claviers), Carmelo Pipitone (guitares), et Pat « King Crimson » Mastelotto (batterie). Serj Tankian (System of a Down) est invité sur cet album. Colin Edwin a aussi fondé ou participé à Ex-Wise Heads, Twinscapes, Metallic Taste of Blood, Obake, etc. Mais pour beaucoup, Colin Edwin restera le souriant bassiste coiffé d’un béret qui officia au sein de Porcupine Tree de 1993 à 2011. Nous nous sommes entretenus avec ce musicien passionnant au CV impressionnant.

Colin, ça me fait très plaisir de discuter avec toi. J’avoue que je t’ai perdu de vue après la dissolution de Porcupine Tree, et que je ne découvre O.R.k. qu’avec ce troisième album, « Ramagehead ». Alors bien sûr j’ai depuis écouté les précédents, et je trouve qu’il y a un changement important dans le son avec celui-ci, qui sonne à mon sens beaucoup plus 70’s.

C’est intéressant, je ne m’en étais pas rendu compte ! Je ne sais pas si c’est un aspect plus 70’s, il me semble à mon sens que le son est peu-être plus naturel. En ce sens je suis d’accord avec ton ressenti sur cet album. Il y avait plus d’apport électronique sur les autres aussi, alors qu’ici on a du violoncelle, ce qui est très agréable. Et les sons de claviers, qui sont du domaine de LEF, sont aussi plus analogiques. On est en constante mutation, donc le changement fait partie de notre musique de toute façon ! (rires)

Comment travaillez-vous au sein de O.R.k. ? LEF en est-il le principal instigateur ?

Non, pas du tout ! A la base, le premier album a été fait à distance. Et ça a été un peu la même chose pour le second. On s’est mutuellement envoyé des idées, des fichiers… La grosse différence cette fois est que nous avons pu nous réunir tous les trois. J’ai passé du temps à Bologne, où vivent LEF et Carmelo, et on a pu développer beaucoup d’idées ensemble. Pat n’était pas disponible à ce moment donc on a travaillé en trio. Dès qu’il a pu se libérer de King Crimson, il a posé ses parties de batteries. En ce qui me concerne c’est très important car après avoir écrit mes lignes de basse, je peux très bien avoir envie de les changer en entendant les parties de batteries, ou de rebondir sur des détails ajoutés par Pat. Je suis persuadé que le fait qu’on ait pu se réunir cette fois-ci a permis d’accélérer le processus d’écriture, mais aussi de le rendre plus naturel, plus naturel.

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Les idées naissent-elles de jams ?

Généralement, quand je travaille avec d’autres, je viens avec un petit fichier où sont regroupées mes idées. Des lignes de basses, des séquences,… de quoi commencer à jouer. Mais d’autres personnes avec qui je travaille aiment que tout prenne forme en jouant ensemble. Il n’y a pas de règles. Moi, ça m’angoisse de me rendre en studio sans quelques idées en poche ! (rires) Mais ça ne tient qu’à moi ! Ca remonte à l’époque où passer des journées en studio coûtait une fortune ! (rires) Je n’aimerais pas rester assis à attendre l’étincelle !

C’est sûrement mieux aussi pour la confiance en soi.

Oui, tout à fait, et musicalement parlant, ça ce passe plutôt bien à chaque fois ! (rires) Mais je compose constamment, donc j’ai toujours une tablette ou un carnet sur moi où noter mes idées.

ORK

Concernant cet aspect plus 70’s ou naturel de ce troisième album, il est délibéré ? Vous aviez une direction en tête au moment de l’écriture ?

Non pas du tout, on a plutôt suivi notre instinct. Nous n’avons rien écrit avec un but en tête. Je pense que souvent le résultat final est meilleur si on suit le cours de choses, plutôt que d’essayer de les forcer. Au niveau du son, cet album m’apparaît meilleur que les précédents, notamment grâce au mixage qui a été réalisé par Mark Orselli et Adrian Benavides qui sont très très bons, mais aussi au fait de ne pas avoir reculé devant certains choix. Ce fut un processus très instinctif vraiment.

J’ai rédigé la chronique de « Ramagehead » il y a quelques temps, et je pense que si je m’y collais aujourd’hui, elle serait complètement différente tellement l’album révèle de nouvelles choses à chaque écoute.

Ok ! (rires) Je suis vraiment content que tu le ressentes ainsi car personnellement c’est exactement comment je voulais que cet album soit. Qu’il révèle plus de lui-même à chaque écoute. C’est très difficile d’y parvenir car l’enregistrement est par nature statique. C’est comme une peinture. Une fois fait, on ne peut plus le retoucher. J’aime cette idée d’y trouver des petits détails sonores qu’on remarque au fil du temps. Je travaille toujours sur cet aspect de la musique. Je pense qu’il y a un mot pour cela, « psycho-acoustique » je crois. Alors si c’est ce que tu ressens, convenons juste que nous y sommes parvenus ! (rires)

KNEEK TO NOTHING

O.R.k. a publié ces trois albums très rapidement. Etait-ce prévu ainsi, et cela signifie-t-il qu’O.R.k. est un vrai groupe qui va durer ?

A l’origine, je connaissais LEF depuis qu’on avait collaboré à OBAKE, c’est un ami, on a fait plusieurs choses ensemble… et initialement il m’a présenté à Carmelo en me disant qu’il appréciait ce guitariste et qu’il avait l’intention de faire quelque chose avec lui. Je me suis tout de suite dit qu’il y avait matière à faire quelque chose de très intéressant ensemble car je l’ai OBAKEtrouvé très talentueux, original, enthousiaste. Ca ouvrait de belles perspectives. Puis Pat est arrivé, et quand on a fait notre première tournée, nous n’avions jamais joués ensemble dans la même pièce au même moment, mis à part deux jours de répétitions. Après la tournée, nous étions tous convaincus qu’il fallait tout faire pour prolonger l’aventure, qu’il fallait faire quelque chose de cette alchimie. On pouvait jouer live, et on y prenait du plaisir ! Il fallait qu’on transpose ce plaisir sur album. Mais encore une fois, ce n’est pas évident car l’enregistrement est un procédé statique. Je pense qu’enfin nous sommes parvenus à transcrire une partie de ce plaisir et de cette énergie.

Curieusement, en écoutant « Ramagehead » hier je me disais justement « Oh mon Dieu il faut que je les voie en live ! » !

Oui !!! Tu sais, j’adore faire des disques, enregistrer, mais tout ce que je fais, il faut que je le joue sur scène à un moment donné ! Même les trucs les plus obscurs que j’ai pu faire ! Et la plupart du temps j’y suis arrivé. C’est très important pour moi. J’ai toujours pensé que le live était un moyen formidable de développer sa musique. La présenter devant un public, c’est le but ultime. C’est là que la musique devient vivante, prend de la profondeur, Enregistrer, c’est bien, mais ca ne fait pas autant vibrer, car il n’y a personne pour écouter. C’est aussi simple que ça.

O.R.k. est-il le genre de groupe à rester très proche sur scène des parties enregistrées, ou à s’en émanciper ?

Nous ne sommes pas un groupe de jam, mais il y a de la place pour s’étirer un peu, improviser aussi… Certains solos peuvent se prolonger, des séquences se répéter, voire changer, notamment avec le précédent album et celui d’avant, j’aime bien ça ! Il est encore tôt pour parler de l’interprétation des titres de « Ramagehead », en fait je pars pour l’Italie demain pour répéter ! (rires) On verra bien ce que ça donnera, mais ça devrait le faire encore cette fois. Je ne vois pas pourquoi on devrait reproduire l’album à l’identique en live. On doit donner plus.

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Puisque tu vois LEF demain, tu pourras le féliciter de ma part, et lui dire aussi que j’apprécie énormément sa voix, et notamment certains de ses accents à la Chris Cornell, comme sur « Beyond Light » par exemple, qui rappellent Temple Of The Dog…

Ah oui, oui ! C’est un chanteur très intéressant et talentueux, il a une formation lyrique classique, ce qui l’a doté d’une excellente technique. Sa voix est si puissante qu’il peut tout chanter. Nous avons fait des choses très délicates avec O.R.K., mais aussi des choses beaucoup plus heavy avec OBAKE. Il est formidable dans tous les registres. Et sur O.R.K. il a trouvé un espace où il est très à l’aise.

Avec « Ramagehead », vous avez un invité de marque sur un titre, et c’est aussi votre premier album chez KSCOPE. Ce sont deux éléments qui devraient vous donner un peu plus d’exposition, non ?

Absolument. Nous avons sorti notre premier album sur mon propre label. C’était juste un moyen de sortir le disque. J’avais à l’époque passé énormément de temps sur cet album, à m’occuper de tous les côtés administratifs. Je ne voulais plus perdre tout ce temps à remplir des fiches, des formulaires, passer des appels, etc. Je veux juste jouer de la basse et faire de la musique ! (rires) A l’époque, c’était le seul moyen pour sortir rapidement l’album. Pour le deuxième, nous sommes passés chez RareNoise, le label de Giacomo Bruzzo qui est un excellent ami. C’est un petit label qui est loin d’avoir une équipe de la taille de celle de Kscope. Donc c’est vrai que passer chez Kscope est un grand pas en avant, dans l’optique d’atteindre plus de monde. Et c’est notre but ! (rires) Concernant la contribution de Serj Tankian (sur « Black Blooms »), c’est étonnant car après avoir été présenté à LEF par un ami commun, ils ont sympathisé et décidé de faire quelque chose ensemble si l’occasion se présentait. Or c’est arrivé au moment où on travaillait sur « Ramagehead », et on s’est dit que s’il voulait chanter avec LEF, pourquoi ne pas le lui proposer maintenant ! Il se trouve que Serj avait déjà écouté et aimé les deux albums précédents. LEF lui a alors envoyé les titres sur lesquels on travaillait, et il a choisi « Black Blooms ». Il n’a pas fait que chanter, il a co-écrit les paroles et proposé des idées pour les arrangements. C’est plus une collaboration qu’un chanteur invité !

Et là pour le coup son chant est très typé 70’s !

Oui, son chant est très typé et convient parfaitement au titre. Si on ne le savait pas, on pourrait croire que la chanson a été écrite pour lui ! C’est toujours spécial quand on invite un musicien et qu’il apporte sa propre touche. C’est exactement ce qu’il s’est passé.

Et ça ouvre aussi le groupe et l’album sur un autre public.

Oui, tout à fait. Tu sais, inévitablement, les labels et la presse se tournent vers Pat et moi pour la promo alors que nous sommes quatre pièces aussi importantes les unes que les autres dans le groupe. Alors la présence de Serj donne un autre éclairage au groupe. C’est génial, j’aime cette idée. La plupart des gens sont très ouverts d’esprit. A fortiori dans le rock ou le metal. Ils aiment écouter et découvrir de nouvelles choses. Donc tant mieux s’ils ne savent pas qui nous sommes ! (rires) Ca leur fait une découverte !

Absolument. J’ai découvert O.R.k. Il y a quelques semaines, et quand j’ai vu que tu étais dans le groupe je me suis dit « mais où donc était-il depuis Porcupine Tree ??? ». Alors je me suis un peu renseigné, et c’est un peu comme quand on soulève une pierre au sol et que ça grouille de vie en-dessous !

(rires) Je ne suis pas devenu navigateur en solitaire depuis toutes ces années ! (rires) Je n’ai jamais cessé de faire de la musique, j’ai publié tout un tas d’albums, avec beaucoup de personnes différentes, donc non je n’avais pas disparu (rires) !

Si tu devais conseiller aux gens comme moi qui t’avaient perdu de vue trois albums sur lesquels tu es apparu ces dix ou quinze dernières années, ce serait lesquels ?

Ohhh, trois seulement ??? Le premier qui s’impose à moi est le premier album de METALLIC TASTE OF BLOOD. Je suis tellement fier de ce disque. Il ne sonne comme personne d’autre METALLIC TASTE OF BLOOD(rires!) C’est la première fois que je travaillais avec Eraldo Bernocchi (guitares), avec je suis toujours en contact permanent. Je trouve toujours incroyable qu’on se soit rencontrés et qu’on ait fait cet album si unique ! C’est du post-rock instrumental, mais comme personne d’autre. On a eu la chance d’avoir la participation de Jamie Saft aux claviers, qui a fait des trucs complètement inattendus ! C’est un album atmosphérique, qui comblera ceux qui prendront le temps nécessaire pour l’explorer. Je me répète, mais j’en suis vraiment très fier. Je dois ensuite mentionner TWINSCAPES parce que c’est un album, enfin j’en ai fait deux maintenant, réalisé avec un incroyable bassiste italien, Lorenzo Feliciati, que j’ai rencontré de manière totalement inattendue grâce à Metallic Taste of Blood et RareNoise Records. J’étais tranquille chez moi un soir, et RareNoise m’appelle pour me dire qu’un bassiste italien a un day off à Londres et qu’ils veulent lui organiser un concert. Ma première réaction a été de me demander ce qu’un bassiste pouvait faire avec un autre bassiste ? (rires) Pourquoi ne cherchent-t-ils pas un guitariste, un batteur ou un chanteur ? Puis je me suis dit que je ne risquais pas grand chose et après tout pourquoi pas ! Travailler avec Lorenzo s’est avéré en fait enrichissant car si nous partageons beaucoup de choses, beaucoup d’influences, nous sommes différents en bien des points. Et nos différences ont conduit notre collaboration dans des directions très intéressantes. Dès notre premier concert, nous nous sommes très bien entendus,… dès la fin de celui-ci, le directeur du label est venu nous voir pour nous dire que si l’on voulait bosser ensemble il financerait le projet !… Wow ! On s’est tout de suite dit qu’on avait une chance unique de faire quelque chose d’original autour de notre instrument commun. Ca a décollé d’une telle façon… toutes les portes se sont ouvertes devant nous. J’ai demandé la TWINSCAPESparticipation d’Andi Pupato aux percussions car je suis super fan, on m’a dit ok ! Il a fait un boulot merveilleux. On a eu David Jackson de Van Der Graaf Generator en invité, qui a fait un boulot remarquable au saxophone, également Nils Petter Molvaer… Il suffisait de demander selon nos rêves les plus fous et tout s’accomplissait ! Donc Nils à la trompette qui a fait un boulot fantastique, et pour couronner le tout, je suis super fan de Bill Laswell, et je voulais à tout prix qu’il puisse mixer l’album. En tant que bassiste, je savais qu’il donnerait un super son à l’album. Tout, absolument tout, s’est passé comme je le rêvais. Tout le monde était là, heureux, content de participer, et tout ça est arrivé uniquement parce qu’un soir j’ai dit « oui » à un appel téléphonique (rires) ! Et donc tu veux un troisième album….. J’ai fait un disque il y a quelques années avec un duo de chanteuses ukrainiennes, de Kiev, qui jouent sous le nom de Astarta. Si tu peux trouver l’album, c’est sous le nom ASTARTA/EDWIN. Je sais qu’il est sur Spotify parce que je l’ai trouvé ! (rires) On a donné quelques concerts, c’est vraiment très intéressant… Je jouais à Kiev avec Geoff Leigh qui est mon partenaire dans Ex-Wise Heads, même si on n’a plus fait grand chose depuis longtemps, et on nous a présenté ces gars qui voulaient que je joue avec eux de la musique folk d’Europe de l’est, de la musique que je ne connais absolument pas !, donc je ne leur ai pas vraiment donné de réponse… Quelques jours plus tard j’ai reçu des morceaux avec d’incroyables harmonies vocales, avec deux chanteuses, c’était étonnant, émouvant. Pour faire court, on a fini par enregistrer ensemble quelque chose qui a beaucoup plus en commun avec la musique progressive que tu ne peux le penser (rires). Les harmonies vocales sont vraiment étonnantes, et différentes de ce à quoi nous sommes habitués. On a fini par faire cet album, et parce que la guerre est survenue en Ukraine on n’a pas pu aller au-delà de quelques concert en Angleterre et en Ukraine dans le cadre de festivals. Mais je viens de reprendre contact avec l’une des chanteuses, et quand on aura fini la tournée avec O.R.K., ce sera mon nouveau projet. C’est une musique très inhabituelle, mais plus progressive que folk en fait. C’est un peu un OVNI pour moi, alors j’imagine que pour ceux qui l’écouteront ce le sera aussi !

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Oh, on écoutera cela ! Colin, parler avec toi, c’est un peu comme ouvrir des fenêtres !

(rires) !!!

Comment fais-tu pour travailler avec autant de musiciens de pays différents ? Je suppose que ce n’est pas par choix. Ce sont des rencontres, des coïncidences ?…

C’est juste qu’une chose en amène une autre. Sur le premier Metallic Taste of Blood, j’ai travaillé avec Eraldo Bernocchi, qui est italien, et à travers qui j’ai rencontré tous ces autres italiens, même s’ils ne se connaissent pas nécessairement tous entre eux. Untel connaît untel qui connaît untel… Eraldo travaille avec LEF aussi. LEF avait un projet avec Lorenzo Feliciati qui s’appelait Berserk!,… On fréquente les mêmes cercles. Pour les Ukrainiennes, c’était avec Geoff Leigh, mais Tim Bowness était également à l’affiche. Je connais Tim depuis des années. Je savais qu’il allait jouer un set avec très peu de basse, sur trois titres uniquement. Je lui ai proposé de jouer la basse sur scène pour ce concert et lui éviter de faire voyager son bassiste pour si peu.

Tu joues sur son nouvel album encore je crois.

Oui, c’est ça ! Ce concert m’a permis de rencontrer Astarta, mais aussi de jouer avec Tim sur quatre albums et l’accompagner en concert depuis. Une chose même à l’autre. Mais aussi à l’époque Tim jouait avec un estonien, Robert Jürjendal, sur son projet SLOW ELECTRIC, et ça m’a amené à joué avec Robert ensuite (rires) !

Une succession d’opportunités !

Oui ! Oui ! Il faut garder l’esprit ouvert, et la plupart des gens que j’ai rencontrés avaient cet état d’esprit. Si l’on est prêt à tenter des choses, tout s’enchaîne ! Je ne harcèle personne ! Tout est très fluide.

Tu vas tourner avec O.R.k. jusqu’à la fin 2019. Prochainement O.R.k. va partager la scène avec The Pineapple Thief, l’occasion de retrouver Gavin Harrison… Ca ne te manque pas de ne plus jouer avec lui ?

Oui et non. On me demande souvent si Porcupine Tree me manque. A la fois oui, et non. Si Porcupine Tree avait continué, je n’aurais pas fait la moitié de ce que j’ai fait depuis. Je suis reconnaissant à cet arrêt de m’avoir permis de trouver ma voie, mon propre espace. Mais chaque pièce a deux côtés, et je pense que quand Porcupine Tree s’est arrêté, on avait encore des choses à dire. Mais c’est comme ça. Au moins on aura fait ce qu’on a fait.

Ma question portait en fait plus sur le jeu de Gavin. Le basse et la batterie sont étroitement liées, et je me demandais si son jeu ne te manquait pas.

Non, je vois plutôt la relation entre la basse et la batterie comme une conversation. Les instruments discutent entre eux. On peut discuter différemment selon les personnes. Mais la technique n’est pas tout. L’important, c’est le dialogue. Et au fil du temps, je me suis aperçu que je pouvais discuter avec beaucoup de monde.

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