[E.P. – pipourra #02] Chris Holmes « Under the influence » (2019)

Plutôt que de devoir parler d’albums trop longs, amusons-nous à parler d’E.P. trop courts ! Ah ces fameux E.P., que les plus anciens d’entre nous appelaient des « mini-L.P. » ou des « maxi » ! E.P. pour « extended play », quatre, cinq, sept titres, une trentaine de minutes,… De quoi générer en cas de succès une terrible frustration ! Aujourd’hui, la pépite se nomme :

Chris Holmes
« Under the influence »

HOLMES

4 titres
21 minutes

– The Devil made me do it (4:53)
– Am what I am (5:57
– Had enough (5:05)
– Under the influence (4:53)

Chris Holmes aurait pu profiter de son emménagement dans le sud de la France pour se consacrer à sa grande passion, la pêche, et ressortir la guitare de temps à autres pour faire la nique à Blackie Lawless et ressusciter occasionnellement les grands classiques de W.A.S.P. Mais Chris Holmes est un musicien dans l’âme, un rocker dans le cœur, et il était dit que l’histoire ne pouvait pas s’écrire ainsi. Ces dernières années, il n’a cessé de sillonner les routes d’Europe pour porter dans les endroits les plus authentiques la bonne parole du rock’n’roll avec son groupe MEAN MAN. En attendant le prochain album, il sort aujourd’hui sous son seul nom un E.P. autoproduit, « Under the Influence », contenant quatre nouveaux titres dans lesquels il ne se révolutionne évidemment pas, mais où s’expriment sa sincérité et son authenticité. Quatre riffs, quatre titres. Comme au bon vieux temps du hard-rock. Avec Pascal Bei à la basse et Christian Borello à la batterie, le trio délivre sans concession des morceaux mid-tempo taillés pour la scène, selon une formule immuable riff/couplets/refrains et solo de 30 secondes. Les titres auraient probablement gagné en force avec un soupçon de concision et une production dotée d’un peu plus de profondeur, mais ils nous ramènent malgré tout en l’état avec efficacité aux années 80. Les compositions sont linéaires, les riffs appuyés, et les refrains entrent immédiatement en tête. Il faut se faire violence pour ne pas headbanguer à l’écoute de ces quatre titres au cours desquels Holmes nous parle de sa vie, de ses déboires, avec autant d’optimisme que de fatalité, et au travers d’un chant plus abouti que sur ses précédentes productions. Il se livre tel qu’il est, sans chercher à se travestir. Chaque titre fait mouche, que ce soit sur un rythme enlevé sur « The devil made me do it » ou « Had enough », inquiétant sur « Am what I am » ou sombre sur « Under the influence » dont le riff n’est pas sans rappeler par moments le « Razor’s Edge » de qui vous savez. Chris Holmes continue à tracer en 2019 une route toute droite, que beaucoup d’autres ont délaissée depuis longtemps. Sa sincérité et son honnêteté l’emportent sur l’anachronisme. Que quelqu’un le fasse jouer un peu partout en France bon sang !

E.P. Disponible ici .

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