Guillaume Bernard (KLONE – inédit 2017)

Avant de vous livrer l’interview réalisée avec Guillaume Bernard cet été au Hellfest 2018, nous croyons bon alors que KLONE tourne encore sur l’album acoustique « Unplugged » de vous livrer cet entretien resté inédit, toujours avec Monsieur Bernard. Il est encore temps de ne pas les rater s’ils passent près de chez vous (retrouvez les dates de la tournée à la fin de l’interview) !

Guillaume, alors… KLONE, toujours là ?
(rires) Toujours là, toujours vivant, toujours debout !

(rires) Le denier album en date du groupe est le fameux – et excellent – « Unplugged ». A quel public s’adresse-t-il ?
C’est pour les vieux (rires). Pour quel public ? Pour le public qui veut bien l’écouter en fait…

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Maintenant que vous avez donné un bon paquet de concerts, tu as du recul pour nous dire si ce sont les habitués qui viennent vous voir dans cet exercice acoustique ?
Pas tout à fait, les gens sont quand même plus âgés. Je pense que ça vient juste du fait d’avoir une diffusion sur des médias plus généralistes, et puis les gens touchés par cette musique sont simplement plus âgés.

Le fait d’avoir touché d’autres médias que les médias metal habituels avec cet album a-t-il amené plus de gens à vos concerts ?
Oui un peu, il y a quand même pas mal de médias qui sont viraux sur le net, ou des médias comme Télérama qui font forcement un petit effet, ou Le Parisien… Le truc qui a le mieux marché, au niveau des effets, c’est RTL2 avec Zegut. On sent que ça touche du monde, sur les concerts il y en a plein qui nous ont découverts comme ça.

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Comment passe-t-on de « Here Comes The Sun », qui était déjà assez épuré, à « Unplugged » ?
C’est très simple, tu éteins ton ampli et tu joues pareil (rires) !

(rires) Et d’où vient la volonté de le faire ?
La volonté ? Elle est venue par défaut, parce que la base du morceau est très souvent acoustique, et donc le fait de les jouer ainsi, comme ils étaient composés à la base, coule un peu de source. Surtout ceux de « Here Comes The Sun ».

(rires) Quand je vous ai vus en début d’année en live, le travail de Yann Ligner au chant m’a vraiment interpellé. J’ai trouvé qu’il mettait beaucoup plus d’émotion dans ce cadre. Tu penses que cette configuration lui offre un spectre plus large ?
Non, c’est juste que vu qu’il y a moins d’instruments, ça prend moins de place et ça en laisse donc plus pour lui. C’est assez fort aussi, et c’est la lead voix qui tient le morceau, qui fait la compo. C’est con mais quand tu joues en live, avec une batterie derrière et des gros amplis à donf, naturellement tu vas chanter plus fort parce que tu as une vision acoustique sur scène qui est déjà plus forte, qui va pousser un peu plus. Alors que là il s’économise un peu plus et mise sur la sensibilité. C’est le cas pour nous aussi à la guitare. On peut nuancer plus facilement que quand on est avec une drum ou une basse derrière où ça va un peu être le concours de celui qui va jouer le plus fort.

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Quand vous avez décidé de passer à l’acoustique total, tout le groupe a été convaincu par cette orientation ?
Il y avait une envie commune, et en même temps un stress qu’on pouvait tous aussi partager. La flippe de faire un truc qu’on n’a jamais fait, et la flippe de « qu’est-ce que les gens vont en penser » !

Quelque chose qu’on voit depuis la salle dans cette configuration, qui est très important, ce sont les regards entre vous. Je ne parle pas de stress, mais d’échanges aussi sur certains passages.
Oui il y a ça, et parfois quand on entend une petite bourde, c’est genre « haaa, je l’ai entendu (insérer ici un smiley malicieux ricanant) ! »

Ca peut être aussi la satisfaction commune d’un passage qui passe super bien ?
Oui voilà. Quand on joue debout on n’a pas l’habitude de se voir. Là on a fait exprès de faire une espèce de U pour se repérer visuellement, avec la batterie derrière pour être synchro. Puis parfois ça nous fait rire de voir nos têtes !

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« Malgré » l’acoustique, il y a quand même en live une réelle agressivité et de la puissance.
Oui, on a réussi à faire ça au fur et à mesure des dates, surtout quand on joue avec un batteur. Quand il y a des percussions, ça oblige à s’adapter à ce jeu plus fort. On le suit un petit peu, et on essaie de bosser de cette façon. Du coup en effet, beaucoup nous ont dit que par rapport au disque, ils trouvaient ça vachement plus énergique. On arrive à être un tout petit peu bourrins à la fin.

Sur l’album, KLONE est accompagné d’Armelle Doucet, mais pour les concerts c’est vraiment géométrie variable.
Et ouais. Ca peut être soit violoncelle, soit accordéon, soit le percussionniste numéro un, soit le percussionniste numéro deux. On avait démarché d’autres gens aussi, on aurait pu faire un truc avec une harpiste. Du coup, ça nous ouvre la possibilité de collaborer avec d’autres gens aussi, et c’est ce qu’on aime bien dans cette version live.

Ca donne un rendu différent à chaque fois
C’est différent oui. Certains nous ont vus sur différents sets, avec juste Armelle ou avec juste Romain par exemple, et du coup le set prend une gueule différente.

Et celui avec… Romain (percussions), c’est ça ?
Toi c’était avec Romain ouais, on savait que tu n’aimais pas l’accordéon, que tu trouves ça ringard (rires)

(rires) Oui, bon, la version avec Romain, c’est celle qui peut-être se rapproche le plus du KLONE Metal ?
Peut-être oui, sans le faire exprès

Parce qu’il n’y a pas les couleurs qu’apportent les instruments à cordes.
Ouais, et Romain… je pense qu’on perçoit plus ce qu’il fait qu’Armelle par exemple. Les gens ressentent plus les percussions que l’accordéon. Parce que l’accordéon voilà, elle a quelques petits thèmes qu’elle joue, elle nous apporte aussi pas mal de renforts dans le bas pour compléter nos accords. Après, elle dégage un truc. Pour nous la formule idéale, c’est quand on a à la fois Romain et Armelle sur scène. On a fait une seule date à Poitiers comme ça et c’était vraiment chouette. Et là les trois dernières dates de la tournée, on les fait en formule à cinq. Ca va être cool.

Mais ça, ce n’est pas annoncé, c’est à dire que quand on vient vous voir on ne sait pas qui sera là.
C’est la surprise oui ! Faut payer d’abord (rires)

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Est-ce qu’il y aura un vrai album live ?
Il y a eu des trucs de filmés en tout cas. Pas mal de trucs de filmés. A Paris, à Strasbourg, et d’autres choses. On a récupéré du son aussi. Je ne sais pas, on va voir ce qu’on en fait, mais…

Ca devient redondant ?
Ouais, je n’ai pas envie de faire ça spécialement. A la limite un petit set complet pour Youtube ça peut être cool.

Donc le concert sur cette tournée acoustique, c’est une heure grosso modo ?
C’est court, non ?

Oui, mais super intense. Tu m’avais dit que j’allais me faire chier (rires) !
Ah ouais je t’ai dit ça ? (rires)

Oui, mais aussi que ça ne durait pas trop longtemps (rires). Mais en fait non, c’est bien compact, tu rentres bien dedans, et il y a vraiment des variations entre les morceaux, entre le début et la fin. Ca passe… comme une lettre à la poste hein, comme on disait avant.
Tu étais debout ?

Oui j’étais debout.
Parce que quand tu es assis, qu’est-ce que c’est mieux ! Les gens écoutent plus attentivement quand ils sont assis que debout. Parce que tu as la bougeotte, tu te fais chier. Là au moins tu es confort, tu es plus concentré sur ce qu’il se passe.

Est-ce que ce projet est né du fait d’avoir moins de monde dans le groupe, moins de matos, et de pouvoir trouver plus de dates facilement ?
C’était une des conséquences, mais ce n’était pas le but premier. Mais c’est clair que niveau organisation de tournée, surtout que là on était rendus à taffer avec un batteur sur Lyon, un ingé-son à Nancy, un bassiste à Toulouse… les autres étant de Poitiers… c’est vrai que ça commençait à être un peu relou à organiser à chaque fois. On est huit sur la route d’habitude, là on n’est vraiment que quatre, donc c’est agréable. Financièrement c’est aussi plus intéressant.

(rires) Tu as dit que tu as une envie de retour à l’électrique ?
Ah oui bien sûr ! Un jour on va se relever de nos chaises (rires). On a peur aussi ! Au début ça nous faisait bizarre de jouer en acoustique, on s’assied, on ne transpire même pas. C’est assez plaisant de sortir sans avoir transpiré (rires). On est plus propres, ça pue moins dans le camion, c’est positif (rires). Mais ouais, le retour à l’électrique se fera sûrement fin 2018. Là, le but c’est soit de tourner encore un peu à la rentrée, on a déjà quelques dates qui se calent, une petite dizaine ou un peu plus je pense, et on va en profiter pour commencer à avancer sur le prochain disque. On va aussi partir en tournée l’année prochaine, certainement en Europe. On essaie de se caler sur un Tour Support d’un gros truc.

Donc ça va revenir à l’électrique. Tu n’as pas eu l’ambition d’aller encore plus loin avec KLONE et d’en faire un nouveau Pow woW ?
Pow woW ? Alors, on a bien pensé à la flûte de Pan, mais Pow woW…

C’est ceux qui chantaient « Le Chat », …
Oui bien sûr, « Le chat » je connais !

Alors ?
Bah écoute,… « Dans la jungleeeeee terrible jungle, le lion est mort ce soir…. ». J’en parlerai à Yannou. Je l’ai déjà entendu siffler cet air alors peut être que…

Tu vas le faire rugir ! (rires)
(rires) On parlait plutôt entre nous de flûte de Pan hein, un album flûte de Pan…

Avec des bonnets péruviens ?
Voilà. Parce qu’a transporter, c’est encore plus simple qu’une guitare. Petit sac à dos et c’est parti (rires) !

(rires) La section rythmique de Klone, elle en est où aujourd’hui ?
Elle est aux États-Unis avec CARPENTER BRUT ou en tournée à l’étranger (rires). Il y a Julian (Gretz – ndr) aussi qui joue avec PSYKUP en ce moment. Mais en même temps ils font ce qu’ils veulent parce qu’on n’avait pas besoin d’eux.

On sait qui reviendra quand vous retournerez en studio ?
Bah écoute, Florent Marcadet est venu nous voir à Caen, on a Morgan Berthet, on essaie de voir lequel des deux sera le plus… Le plus disponible surtout ! Je pense que ça va se jouer là dessus. Mais logiquement ça resterait sur le KLONE studio habituel

Je pense qu’on a fait le tour des questions que j’avais préparées. Je vérifie…
T’es sûr? C’est ça ta technique d’interview ? Tu caches tes questions et après tu vérifies ?

On ne sait jamais ! Parfois j’ai des mauvaises questions avec un bon jeu de mots et ça m’ennuie de ne pas les poser (rires) !
(rires) Tu vas sur quel site toi pour tes blagues en fait ? (rires)

Klone.fr
(rires)

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