Quelque chose de complètement différent avec… Cervantes (DARKENHÖLD)

Ils sont acteurs de notre monde musical, musiciens, journalistes, producteurs,… ou simplement fans passionnés. Ils ont des choses à dire sur la musique, des anecdotes à nous livrer… ou une passion extra-musicale à partager, un morceau de leur jardin secret à nous révéler. DARRAS ON THE LOOSE leur donne CARTE BLANCHE. Sujet libre, format libre. Et une mission : transmettre ensuite cette CARTE BLANCHE à la personne de leur choix, avec les mêmes règles. Voyons où cela nous mènera !

Nommé par Guillaume Fleury, amateur éclairé de la grande époque du cinéma français,  Cervantes est le chanteur de DARKENHÖLD, mais aussi le deuxième à se frotter à l’exercice. Il a saisi cette opportunité pour tout vous dire sur la passion qui l’anime depuis son enfance, celle des jeux vidéo !  Et leur influence sur son écriture ! Merci à toi !

 

« Au sein de Darkenhöld, je suis responsable des textes et des lignes de chant. Quelles en sont les influences repérables ? A leur lecture, il apparaît qu’un univers typé Heroic Fantasy et Fantastique se démarque. Assurément, je puise dans les livres une certaine gamme de couleurs mais, pour autant, je dois avouer lire finalement très peu de Fantasy ; en outre, j’ai toujours préféré à Tolkien, Salvatore, Moorcock et autres auteurs incontournables le monde plus primitif, mystérieux et barbare d’un Conan, qui demeure sous la plume de l’incontournable Robert Ervin Howard le roi de mes références en la matière.

Alors le Folklore, les mythes et légendes ? L’Histoire ? Darkenhöld consacre depuis toujours un espace prégnant aux récits qui peuplent les ombres des ruines locales et les mots des conteurs d’antan, dépositaires de la mémoire des anciens et des chants composés dans l’alphabet du fantastique, des contes et des légendes. Pour moi, il est le plus propice à mettre en forme, incarner et sublimer les terreurs ancestrales, les questionnements fondamentaux et les pulsions indomptables et bestiales des hommes. Il leur assigne une vitalité fantasmagorique à travers des figures épouvantables, des lieux menaçants, des créatures indicibles… C’est une matière plus viscérale, intime, enracinée.

Il est pourtant une source peut-être inattendue à laquelle j’ai largement étanché ma soif d’imaginaire et, de ce fait, dans laquelle j’ai puisé pour dresser la carte du monde de Darkenhöld et des lieux, créatures, personnages et atmosphères qui y rôdent : les jeux vidéo ! C’est de cette passion d’enfance et d’adolescence dont je souhaite parler ici, puisqu’on m’offre ici plaisamment l’espace, la chance et la liberté d’en causer ! Voici donc un petit tour d’horizon de quelques-uns des jeux qui m’auront plus particulièrement marqué et dont les échos peuvent retentir ici ou là dans les textes et l’esprit de Darkenhöld (sans cette sélection circonstanciée, la liste ci-dessous eut été bien plus touffue). Je ne chroniquerai pas ici ces jeux en réalité, je me contenterai de les présenter à ma façon et de souligner les points qui peuvent concerner Darkenhöld. Vous noterez que je me suis arrêté aux « vieilles consoles », mon intérêt et mon goût pour les jeux vidéo s’étant quasiment taris il y a de nombreuses années. Mais l’impact conscient comme inconscient de ces différents jeux, parmi tant d’autres, fut pour moi incontestable dans le façonnage de mon imaginaire ; il demeure présent dans mon travail d’écriture pour Darkenhöld, rassemblant certains de mes thèmes et paysages de prédilection.

RYGAR – Nintendo Nes

Avec Kid Icarus, Faxanadu ou The Battle of Olympus, il s’agissait d’un des titres qui introduisait une dimension mythologique et épique qui marqua très tôt le jeune gamin que j’étais alors (j’ai du découvrir ce jeu vers mes 9 ans). Bon, comme tout possesseur de la version PAL, entachée d’un bug qui rendait Ligar (le dernier boss) imbattable, je n’ai jamais vu la fin d’un jeu déjà très difficile… mais l’exploration de cet univers assez sombre, très rocheux, crépusculaire, de grottes en palais, peuplé de créatures spectaculaires et chimériques sur lesquelles rebondissait le Diskarmor (l’arme du héros), était une sacrée expérience à l’époque ! On en retrouve des caractéristiques évidentes dans l’univers de Darkenhöld, fait de pierres, de bêtes légendaires, de souterrains et d’un ciel s’abandonnant à l’arrivée de la nuit, et peut-être plus particulièrement dans les couleurs de morceaux comme « Chains of the wyvern shelter », « Castles ruins anthem » ou même « Glorious horns ». Quant à la musique de Rygar, tantôt pompeuse, tantôt majestueuse ou mystique, elle collait bien aux pas du guerrier et aura aussi traversé les brumes de ma mémoire au fil de mélodies marquantes, suscitant toujours une pointe de nostalgie, malgré un certain déficit de subtilité, des airs parfois prompts à donner le sourire et une qualité sonore moindre. Une ouverture pour moi à un monde de conquêtes et l’éclosion d’un véritable appétit d’aventures !

jeu 2

SHADOWGATE – Nintendo Nes

Forcément, un jeu d’exploration de château à l’ambiance médiévale mettant aux prises un héros défiant un sorcier maléfique, Lord Warlock, tentant d’invoquer une terrible créature du nom de Behemoth… il n’en fallait pas beaucoup plus pour fasciner un gamin ! L’illustration de la gargouille dont se parait la boîte du jeu contribuait à cet attrait magnétique. D’autant que le jeu, pour l’époque, dégageait une atmosphère plutôt sombre. Je n’étais pas – et ne suis toujours pas – fan des jeux de style « click and play », mais l’univers de Shadowgate m’a profondément marqué : textures granitiques et pierreuses, cavernes gavées d’intrigues, créatures démoniaques, torches et autres avatars du fantastique… et cette musique ! Une partition de grande qualité, parfaitement adaptée à la peinture d’un univers souterrain mystérieux et de donjons obscurs, aux notes flutées, cristallines, pianotant les ombres et les échos d’inconnu. Parfois, les sons aigres menaçaient ; d’autres, plus dynamiques et toniques, résonnaient comme des exhortations à se fouetter le sang, partir à la rencontre des dédales de pierre et se rire des gouffres. Et ces notes oniriques et trompeuses qui tentaient d’inviter l’explorateur à s’aventurer plus avant, vers le danger… l’univers de l’album « Echoes from the stone keepers » plus particulièrement aura assurément prélevé quelques unes de ces pièces dans les antres de Shadowgate !

jeu 3

ZELDA II : The adventure of Link – Nintendo Nes

Un des titres qui m’aura le plus marqué sur la Nes et qui reste responsable de nombreuses crises de nerf et de frustration tant certains passages et ennemis s’avéraient coriaces (maudits chevaliers !). Ce n’était pas un jeu qui se livrait comme ça, il poussait à l’exploration, à de longues marches d’un bout à l’autre du pays d’Hyrule, de villages en forêts, de palais inhospitaliers en marais insalubres, illustrant nombre de thèmes chers à Darkenhöld : la persévérance, la solitude, le frisson du fantastique, l’exploration de la nature et la confrontation respectueuse au monde sauvage, à ses dangers et merveilles qui ne se préoccupent en rien de l’arrogance humaine, pas plus que de sa vacuité. « Citadel of obsidian slumber » n’est pas étrangère à ces échos de palais altiers, certainement. Ni « Eerie plain at dawn » à ces courses effrénées à travers les contrées d’Hyrule (quand bien même le clin d’œil musical au superbe « Shadow of the Beast » sur Amiga n’aura pas échappé aux auditeurs initiés). La musique de Zelda II reste, pour moi, l’une des plus fortes composées sur Nes, davantage encore que celle du célèbre épisode inaugural, plus limitée : galvanisante (la partie exploration), sourdant de menace (les sections combat en 2D), parfois stressante mais d’une beauté vénéneuse (les palais), ici chantante (les villages), voire somptueusement onirique (l’intérieur des maisons). Inoubliable chef d’œuvre !

jeu 7

GOLDEN AXE – Sega Megadrive

Un jeu dont la présence ici ne surprendra guère les familiers de notre univers. Le barbare, le nain et la guerrière… échauffourées mémorables à coups d’épées et de haches, un soupçon de magie pour égayer les algarades, des luttes féroces contre des malandrins dotés de casse-tête, des féroces guerrières et une horde de squelettes, sans oublier les créatures chimériques à chevaucher vaillamment pour faucher les jambes, carboniser les ardeurs et se frayer un chemin d’horions et de plaies dans cette masse grouillante … et puis il y avait ces fichus lutins facétieux et chapardeurs qui nous mettaient en demeure de procéder à de vigoureuses molestations nocturnes pour les empêcher de dévaliser nos aventuriers durant les bivouacs entre deux épopées ! D’explorations de villages gorgés d’antagonistes en voyages à dos d’aigle et de tortues gigantesques, hérissés de fortification où pullulaient les vermines mal intentionnées, Golden Axe nous conduisait vers l’inévitable château de fin où se prélassait l’infâme Death Adder… une quête finalement assez expéditive mais énergique que j’ai maintes fois recommencée dans ma jeunesse, me gavant de ces images épiques et d’une bande son qui ne l’est pas moins, les compositions mémorables se succédant les unes aux autres, se gravant au burin dans nos crânes bosselés en dépit des limites sonores de la Megadrive (flagrantes au niveau des bruitages pas très heureux). Qui ne se rappelle pas du thème du premier niveau, irrésistible partition de conquête, ou des sinistres et majestueuses inflexions du thème du château final ? Un grand classique et une inspiration majeure pour l’écriture des textes de Darkenhöld, sans aucun doute !

jeu 8

LANDSTALKER – Sega Megadrive

Ah, les déambulations de Ryle, l’elfe chasseur de trésor impénitent que l’on incarnait avec enthousiasme, les pitreries récurrentes du trio d’incapables composé de Kayla, Ink et Wally, les sorties agaçantes de la virevoltante Friday, les hommes-ours attachants… tout ça paraît bien facétieux et gentillet ! Mais quelle aventure riche et grisante que celle de Landstalker ! Traverser son vaste monde de forêts labyrinthiques, de territoires montagneux sauvages, de villages pittoresques, de grottes, catacombes et cryptes aux méandres jonchées de mécanismes secrets. Errer encore et encore pour débusquer un passage secret, triompher de cette fichue vue en 3D isométrique aux illusions de perspective qui rendaient les sauts de plateforme si périlleux et se jouer des adversaires pour gagner le droit de pousser plus loin son décryptage des mystères de l’île de Mercator, jusqu’à l’affrontement avec le dragon Gola… loin des errances lugubres du jeu présenté ensuite, Landstalker venait surtout nourrir un appétit pour les grands espaces, les souterrains interlopes, les vieilles pierres, le fantastique, l’aventure et les récits anciens, qui sont des fondamentaux de l’univers de Darkenhöld. Et la bande son assez mémorable et entrainante de ce jeu, plus particulièrement les thèmes d’exploration, soulignaient de manière probante cet appel des horizons. Bref, les vestiges mémoriaux de Landstalker ont certainement ajouté à quelques uns de mes textes des touches de lumières qui ont pu accompagner, par exemple, des titres comme « Cleaving the ethereal waves », « Mountain wayfaring call » ou « Errances (lueur des sources oubliées) ».

jeu 1

THE IMMORTAL – Sega Megadrive

Comment ne pas nommer cette référence incontournable pour moi dans le registre des univers souterrains effrayants et des donjons malfamés, hantés de gobelins et de trolls, sculptés de salles vicieuses et truffées de pièges ? Les araignées géantes qui vous guettaient à la sortie de leurs tunnels mortels, les vers à la taille obscène qui vous gobaient sans sommation, la créature aquatique à laquelle vous tâchiez d’échapper juché sur un pauvre tonneau… et un superbe dragon qui vous attendait pour la confrontation finale dans un décor caverneux intimidant, parasité par la présence du sorcier Mordamir. Un univers fascinant, retors, stressant, habillé d’une musique très réussie, aigrelette, sinistre, angoissante, lourde de menace et semblant se rire de vos déambulations inquiètes en ces lieux ! Même l’air vif et tourmenté du « repos sur les paillasses » maintenait le joueur sous tension, contaminant même les rares temps de pause. Seuls quelques rares thèmes, comme ceux médiévalisant du Roi gobelin ou du marchand, diffusaient un peu de chaleur ici… Le principe de la 3D isométrique déroutait quelque peu et les graphismes comme la qualité sonore pouvaient manquer de soin sur Megadrive, mais ça n’entamait pas l’attraction exercée par cet univers si sombre, impitoyable, scandé de combats aux mises à mort particulièrement sanglantes et cruelles pour l’époque (qui n’a pas listé l’ensemble des coups fatals possibles assénés par notre magicien de héros, depuis la trépanation jusqu’au découpage en deux de notre opposant ?). L’univers médiéval fantastique du jeu poussait à aller au-delà d’une difficulté parfois rebutante et d’une obligation de mémorisation attentive et rigoureuse, mourir faisant partie du chemin nécessaire pour apprendre à détecter les pièges cachés et s’en garder ultérieurement. Un jeu que je n’ai jamais pu terminer, le combat contre le dragon demandant une succession très précise d’opérations m’ayant échappé à l’époque, mais qui m’aura beaucoup marqué et qui reste toujours présent dans ma tête quand je compose un texte d’inspiration souterraine !

jeu 6

SUPER CASTLEVANIA IV – Nintendo Super Nes

Bien qu’incontournables, j’étais passé à côté des Castlevania sur Nes, je ne m’explique pas pourquoi… mais impossible d’occulter cet épisode mémorable sur Snes ! Un des fleurons de la console, comme Super Ghouls’n Ghosts d’ailleurs. Une merveille de créativité dans la peinture d’un univers de ténèbres, de brume, de nuit et de fureur. La fragrance irréelle des décors où l’effroi convolait avec la beauté et le romantisme noir, le bestiaire fabuleux et ciselé d’inventivité, les musiques toutes plus évocatrices les unes que les autres, exaltantes, héroïques et parcourues de mystères (assurément une des partitions les plus abouties de cette console malgré une production sonore perfectible). Darkenhöld a creusé certains marais de Super Castlevania IV, emporté quelques pierres de son château et des ruines de la crypte, consulté le savoir des antiques bibliothèques et conservé des esquisses des forêts dangereuses et autres souterrains gangrenés de maléfice pour fertiliser la carte de son univers. On en appréciera davantage les couleurs jetées ici ou là dans les reliefs où rodent les bêtes sylvestres, dans les ténèbres des échos souterrains, dans les ruines scellées… mais l’inévitable niveau de la tour de l’horloge a peut-être aussi contribué à la rencontre avec les goules de Super Ghouls’n Ghosts au moment de rédiger « Ghouls and the tower »… Un jeu essentiel.

jeu 4

SUPER GHOULS’N GHOSTS – Nintendo Super Nes

Pourquoi Super Ghouls’n Ghosts et pas Ghosts’n Goblins ? C’est assez simple : pour beaucoup de jeunes joueurs de ma génération je pense (j’ai reçu le jeu à sa sortie en France en 1989, et j’avais donc 9 ans), s’adonner à Ghosts’n Goblins avait quelque chose du rituel traumatique. La difficulté du jeu, aggravée par une réalisation bancale, était absolument infâme, et le pauvre Arthur dérouillait sévèrement, littéralement assailli de monstres par wagons (de train fantôme, forcément) entiers. Je n’ai jamais réussi à dépasser le deuxième niveau, massacré à chaque fois par ces horribles goblins patibulaires. J’en restais aussi mortifié que notre héros errant en caleçon au milieu des morts-vivants, car cet univers morbide et nocturne exerçait une vraie fascination sur moi, tisonnée par son thème musical principal simplement inoubliable et génial. Rien que pour me laisser hanter par cette mélodie diabolique, je continuais à jouer… pardon, à mourir sans fin. Las ! je n’ai donc jamais pu explorer ce monde bien avant, la récolte d’images et décors demeurant famélique. Mais Super Ghouls’n Ghosts, bien que lui-même plutôt ardu, restait accessible et je l’ai terminé à plusieurs reprises, parcourant ces différents tableaux originaux et m’en nourrissant comme un possédé : l’inévitable cimetière introductif, le vaisseau fantôme (et son thème somptueux), les forges souterraines, les montagnes gelées, les entrailles démoniaques, le château de fin… On retrouvait avec un malin plaisir cet univers de terres empestées, les cimetières tumultueux, ces grottes méphitiques, des créatures décharnées, les monstres géants hostiles et les goules… un panorama élégamment horrifique auquel ce jeu Super Nes à la réalisation impeccable ajoutait une vraie profondeur en termes d’environnement tant visuel que sonore (encore une bande-son de grande qualité, au-delà du mémorable thème indissociable de la série… le thème de fin est également somptueusement épique). Si le premier texte écrit pour Darkenhöld s’intitulait « Ghouls and the tower », ce n’était pas un hasard. Pas plus que le clin d’oeil musical sur « Mesnie Hellequin » ou les écharpes de brume flottant sur « Présence des orbes » ou les vallées hantées de « Sombreval »…

jeu 5

Pour finir, en guise de bonus, voici d’autres jeux qui m’auront aussi laissé bien des souvenirs… Par soucis de place pour certains, parce qu’ils ne m’ont pas occupé aussi longtemps que de ceux de la sélection ci-dessus pour d’autres (certains m’ayant seulement été prêtés à l’époque), je me contente de les recenser ci-après. Mes textes en auront peut-être conservé quelques traces : Faxanadu (Nes) – Gauntlet II (Nes) – Ghost’n Goblins (Nes) – Kid Icarus (Nes) – Solstice (Nes) – The Battle of Olympus (Nes) – The legend of Zelda (Nes) – Wizards and Warriors (Nes) – Gargoyle’s Quest (Game Boy) – The legend of Zelda : Link’s awakening (Game Boy) – Altered Beast (Megadrive) – La Légende de Thor (Megadrive) – Soleil (Megadrive) – ActRaiser (Snes) – Demon’s Crest (Super Nes) – Equinox (Super Nes) – Mystic Quest Legend (Snes) – Secret of Evermore (Snes) – Secret of Mana (Snes) – The Legend of Zelda : A link to the Past (Snes)…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s