Steve Hogarth (Marillion – Archives 2016)

MARILLION sortait en septembre 2016 un petit bijou de rock progressif (« F.E.A.R (F**** Everyone And Run) ». Nous avions alors évoqué cet album, et beaucoup d’autres choses, avec son emblématique chanteur H (Steve Hogarth), roi de la digression, dont malheureusement nous ne pouvons retranscrire le flegme et le second degré purement britanniques. Une grande et belle rencontre, bien trop courte, mais passionnante !

Steve, MARILLION sort aujourd’hui « F.E.A.R. » qui a tout du « protest album ». Depuis quand la route ne suffit-elle plus au bonheur (Allusion à l’album « Happiness is the Road » sorti en 2008) ?

Hmmm… depuis que Tony Blair a envahi l’Irak il me semble. Je pense que c’est à ce moment qu’ont été semées les graines de ce qu’on récolte aujourd’hui. En tant qu’anglais en tout cas. L’un des thèmes de ce nouvel album est la perte de confiance en notre pays que nous sommes nombreux à ressentir. J’avais une espèce de vision romantique, et même mystique de ce qu’être anglais signifiait. J’étais même fier de ce que représentait mon pays quand j’étais plus jeune, mais ce sentiment a disparu. J’ai la réelle impression de me trouver en total décalage avec mon pays. Je pense que la réponse à ta question est là…

C’est un triste constat…

Ca me met surtout en rage ! Il y a effectivement une bonne dose de tristesse dans cet album, mais il est surtout alimenté par la colère et l’indignation… et surtout le besoin de montrer que je désapprouve totalement ce qui se passe de nos jours, parce que ce n’est pas bien.

A quel moment cette orientation est-elle apparue dans l’écriture de cet album ?

Probablement assez tôt, les textes ont trois ou quatre ans je pense.

Au moment de « Sounds that can’t be made » ?

Oui, je pense qu’une bonne partie des textes était dans les tiroirs déjà. Sincèrement, c’est dur à dire car j’écris sur mon portable mais je classe tout, donc les merveilles de la technologie moderne pourraient sûrement déterminer à quand ils remontent, permettre de les tracer jusqu’à la première phrase… De mémoire, je pense que Mike (Hunter – ndr), notre producteur, serait capable de dire si je chantais déjà ces textes il y a quatre ou cinq ans… La conception de cet album résulte de l’adéquation entre la musique qui est sortie de nos sessions et les textes que j’avais écrits. Il est donc aussi fort probable que certains textes ont été mis de côté cette fois parce que la musique que nous avons écrite ne leur convenait pas.

Il y a eu un consensus immédiat au sein du groupe pour le ton général de « F.E.A.R. » ?

Je ne leur ai rien demandé ! (rires!) Mais personne n’est parti, je pense qu’ils ont approuvé ! (rires!).

Penses-tu que vous avez ouvert une sorte de boîte de Pandore avec « Gaza » (sur « Sounds that can’t be made »), tant au niveau de la musique que des textes ?

Oui peut-être… On peut le penser aujourd’hui, mais après la sortie de « Sounds that can’t be made » j’ai reçu un bon paquet de courriels véhéments, indignés, de juifs qui prétendaient que je ne savais pas de quoi je parlais et que j’avais une méconnaisse totale de l’histoire. Ce qui était faux. Assez curieusement, je pense ne pas avoir reçu un seul courriel en provenance d’Israël. Tous venaient du reste du monde. Peut-être émanaient-ils de personnes qui n’étaient pas assez proches géographiquement de la situation dont je parlais ? Je me suis par la suite lié d’amitié avec un juif vivant en Floride qui avait patrouillé dans Gaza dans sa jeunesse, et qui avait perdu toutes ses illusions. Il m’a dit qu’il ne comprenait pas cette discrimination, ni la façon dont dont Israël traitait ce « problème ». Nous nous sommes rencontrés sur la croisière prog « Cruise to the Edge », dans les Caraïbes avec YES, il est venu me serrer la main pour me dire : « J’étais là-bas quand j’étais jeune, dans l’armée Israélienne, et je veux que tu saches que ta chanson reflète la réalité ». Ca m’a énormément ému, et aussi soulagé que quelqu’un qui était allé sur le terrain approuve mes textes. Je m’étais extrêmement appliqué et renseigné pour l’écriture de mon texte, j’avais échangé avec des habitants de Gaza, et surtout j’avais cherché à être juste et équilibré. Donc oui, on peut dire que la boîte de Pandore s’est ouverte, mais je pense que cela m’a surtout permis de comprendre que je pouvais m’exprimer sur des sujets plus graves, et assumer publiquement ce que je pense.

Pouvoir exprimer des choses que tu as toujours eues en toi mais que tu n’évoquais pas ?

Peut-être, oui, mais en même temps j’ai bien conscience qu’il ne faut pas se sentir systématiquement obligé de défendre des causes, comme si ton image publique en tant qu’artiste en dépendait… Il faut que ce soit honnête et sincère. Il ne faut pas que ça devienne la source obligée de ton inspiration. Il faut dire les choses parce que tu penses intimement qu’elles méritent d’être dites. Pas par cynisme ou parce que c’est ce qu’on attend de toi.

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Steve Rothery a dit que vous avez réalisé ce « protest album » parce que vous ne saviez pas combien d’albums vous produiriez encore. Cela signifie-t-il qu’à partir de maintenant tous vos albums traiteront de sujets graves ?

C’est une bonne question…. je ne sais pas ce qu’on peut attendre du groupe à l’avenir, ni ce que nous pouvons attendre de nous-mêmes. C’est vrai que nous avons pleinement conscience, et de plus en plus, de ne pas savoir combien d’albums nous ferons encore puisque nous vieillissons et qu’on met cinq ans à faire un album. Tout ce qui importe, c’est qu’ils soient honnêtes. Je me sentirais vraiment trahi si l’on écrivait quelque chose d’insipide. Je ne veux pas dire par là qu’on ne pourrait pas écrire quelque chose de léger ou drôle, parce que nous sommes aussi comme cela ! Ecrire un texte léger, humoristique, ne me pose aucun souci bien que je ne donne pas souvent cette impression, mais il faut que la raison pour le faire soit pure. Joyeux, triste, drôle, bizarre, avant-garde, expérimental, ou que sais-je encore… peu importe, il faut que ce soit fait pour les bonnes raisons.

Il n’y a quand même pas beaucoup d’humour sur « F.E.A.R. ».

(rires) Pas beaucoup d’humour sur « F.E.A.R. »… (rires) Pas beaucoup de moments drôles, non ! (rires) Quel dommage ! (rires)

Et il n’y a pas beaucoup de légèreté non plus. A un moment donné, sur « White Paper », tu chantes : « Il est temps pour moi d’assumer mon âge.. ». Mais c’est terrible de chanter un truc pareil !

Non, bon, en fait, oui il y a un moment, enfin, je n’aime pas m’exprimer sur « White Paper », parce que c’est un peu mystique… j’aime que ça reste mystérieux, brumeux… Je crains qu’en l’expliquant, je ne ruine le texte. Ce que je peux dire néanmoins, c’est qu’il s’agit en partie de l’histoire d’un vieil homme qui tente d’accepter le fait qu’il n’est plus le centre de tout. Je pense que lorsqu’on est plus jeune on a l’impression d’être le centre du monde, et quand on tombe amoureux on se trouve au centre du monde de la personne dont est amoureux pour une une longue et merveilleuse lune de miel (rires)… mais à un moment donné on passe de celui autour duquel tout tourne…à une de ces choses qui tournent ! C’est ce que je dis dans « White Paper ». « I used to be center-stage, it’s time I should act my age and watch from the shadowed wings all these beautiful things ». En tant que chanteur, je suis habitué à être sous les feux de la rampe, au centre de la scène, mais je ne peux pas y rester éternellement. Et surtout pas dans ma vie privée. Je dois m’adapter. Dissocier. Sinon je serais totalement insupportable, pour être honnête. Et ça me rendrait fou. Donc quand je parle d’assumer mon âge, c’est dans le sens de grandir un peu. Car faire ce qu’on fait de notre vie, en tant qu’artistes, nous impose presque de rester jeunes, immatures, égoïstes,… Compte-les ! Compte les chanteurs, dans les groupes que tu connais, qui assument leur âge ! (rires) Ils ne sont pas nombreux !

Pour en venir à la musique de cet album, j’ai l’impression que c’est la première fois sur un album de MARILLION qu’on ne peut pas fredonner un seul air !

(rires) Pas fredonner un seul air ? (rires) Non, pas un, même en cherchant bien ! (rires)

C’est la première fois que vous alignez trois aussi longues pièces sur un album. C’est un risque assumé ?

Oui… C’est un album qui nécessite plusieurs écoutes. C’est vrai que tu ne fredonneras peut-être pas beaucoup de titres, mais il y a quand même certaines lignes de chant qui resteront en tête. En l’absence de vrais refrains sur l’album, je pense que ce seront vraiment certaines paroles ou mélodies qui vont rester. Pour ce qui est du risque… on a sorti pas mal d’albums maintenant, on a de formidables fans, si nombreux, qui nous soutiennent depuis tant d’années. On a fait pas mal de détours et ils nous ont toujours suivis… On se sent vraiment libres de créer ce que l’on veut. Je ne pense vraiment pas que le risque soit avec les fans, car je pense qu’ils vont adorer cet album. Le risque est que les DJ les plus ouverts d’esprit n’auront pas grand chose à passer en radio, et effectivement pour les PET SHOP BOYS ce serait un suicide commercial ! (rires) Pour nous, de toute façon, ils ne nous diffusent pas ou peu. Mais s’ils le veulent, il peuvent diffuser 16 minutes et aller se faire un café !

Pour être honnête, je dois te dire que malgré l’absence de refrains, je me suis réveillé un matin avec l’air de « The Gold » en tête, donc rien n’est perdu !

J’ai déjà entendu des gens me dire ça. « Oh, la dernière section de « The New Kings », « Well do you remember a time when… ». Un technicien guitare m’a dit à Vérone l’autre jour qu’il n’arrivait pas à se le sortir de la tête et que ça le rendait fou ! Donc oui, je pense vraiment que certains passages resteront en tête.

Il me semble que « The New Kings » était écrit depuis trois ans, et c’est peut-être le morceau le plus classique, qui aurait pu figurer sur « Marbles » par exemple. Tout le reste a-t-il été écrit en studio ?

Oui, tout a été écrit au cours des deux ou trois dernière années, au cours de jams. Je pense que rien dans la musique n’est plus ancien. Au niveau des textes, ils datent un peu plus mais ils ont été adaptés au cours de ce processus, j’ai ajouté des sections… En revanche, le titre « Fuck Everyone And Run » date d’un certain temps puisque c’est un acronyme qui m’a été suggéré par le médecin au sujet duquel j’ai écrit « Happiness is the Road ». Je suis retourné le voir après cet album, on a discuté notamment du fait qu’il n’y a que deux sentiments humains forts, l’amour et la peur, et du fait que toutes les bonnes choses viennent de l’amour et toutes les négatives de la peur. C’est lui qui m’a dit : « Fuck everyone and run, that’s FE.A.R. ». Et je me suis dit « Wow ! C’est profond ! ». Il fallait que je l’en remercie, et je l’ai fait sur l’album. C’est une phrase que j’ai déjà utilisée, sur « Only love will make you free » (Sur l’album de Steve Hogarth + Richard Barbieri « Not the weapon but the hand », bien que Steve y chante « Fuck everybody and run » – ndr). Donc ça fait quelque temps que ça mijotait.

Penses-tu que l’évolution de la voix influe sur la tonalité de la musique composée par le groupe ?

Ce n’est pas à moi de le dire. Je suis juste moi-même, je chante ce que j’ai écrit… Sur « White Paper », par exemple, mon chant est très introverti, comme jamais auparavant. La raison en est que la plupart de mon chant a été enregistré lors des sessions de jams, dans un environnement très calme, et à la limite je ne savais pas que quelqu’un m’écoutait à ce moment là. Je me concentrais juste sur les mots. Et donc ces mots ont vraiment une qualité….étrange, que je trouve très émouvante en tout cas. A tel point qu’en les réécoutant au moment de finaliser ce titre, je n’entendais presque pas ce que j’avais enregistré. J’ai donc demandé à Mike si je pouvais les réenregistrer, mais il a voulu m’en dissuader car il aimait tellement cette interprétation. Je les ai pourtant chantés à nouveau, mais Mike a gardé ma performance initiale en y ajoutant les parties qu’on n’entendait pas, les débuts et fins de mots surtout ! Je ne me suis doublé que sur ces parties là ! (rires)

Il y a une vidéo de cette session ?

(rires) Non je ne pense pas ! (rires) J’ai entendu Dave Meegan (producteur de « Marbles » notamment – ndr) il y a quelques années me raconter que…. Tu sais, Bono ne termine jamais ses mots quand il chante. Au lieu de « road » il va dire « roa… », au lieu de « Down the street » il va chanter « Down the stree… »… Dave m’a raconté avoir assisté à une session au cours de laquelle Brian Eno et Daniel Lanois repassaient les enregistrements de Bono et les complétaient en chantant les « t » et les « d » manquants ! (rires) Donc on n’a rien fait d’original !

Sur « F.E.A.R. », on trouve énormément de piano et de claviers… C’est un véritable festival Mark Kelly !

Mark a fait un gros travail de composition sur cet album et la plupart des accords et des structures viennent de lui.

Je me demandais du coup si derrière chaque album de MARILLION on trouvait un membre plus qu’un autre ?

Oui, peut-être, même si rien n’est prévu par avance. On n’avait rien prévu sur cet album, on jamme chaque jour et Mike garde ce qui est intéressant, on donne tous notre avis, et on développe ce qu’on garde. Tout se passe vraiment de manière aléatoire. On découvre par exemple qu’il y a plus de guitare, mais ce n’est pas prémédité. Ca dépend de ce qui ressort de nos sessions. Nous sommes les victimes des accidents qui s’y produisent, vraiment.

C’est le quatrième album studio consécutif produit par Mike Hunter. Avez-vous tous l’impression qu’il a créé une sorte de zone de comfort pour tirer le meilleur de vous ?

Oh oui ! Absolument, on se sent vraiment en confiance avec Mike, et je pense qu’on aurait du mal à travailler avec quelqu’un d’autre. On adhère à ses méthodes de travail. C’est un super musicien, c’est une vraie force créatrice, et définitivement il est le sixième membre du groupe. Il est peut-être même plus : le quart du groupe ? Le tiers ? Il s’investit tellement… Il se tue à la tâche. J’adore travailler avec lui. Au fil des années, tu l’as dit il a fait quatre albums studio avec nous, mais plus que ça il a mixé tellement d’albums live ! Et ce faisant, je pense qu’il a totalement compris l’essence du groupe, la chimie qui nous unit. En travaillant sur tout ce matériel live, il a écouté notre public, ses réactions, et il sait ce que l’on attend de nous. Je ne pense pas que nous-mêmes, membres du groupe, sachions tout cela. Et je pense que je ne veux pas le savoir, car j’aurais trop peur que ça influence mon écriture, et je n’aurais qu’une envie, me débarrasser de ce savoir ! Ca ajouterait à ma folie ! Je pense que si l’on devait travailler aujourd’hui avec un autre producteur, on ne trouverait pas quelqu’un ayant une telle connaissance de qui nous sommes.

Grâce à MARILLION et aux weekends que vous organisez tous les deux ans, je suis allé aux Pays-Bas à Port-Zélande, à Wolverhampton en Angleterre, et l’année prochaine ce sera Lodz en Pologne...

Fantastique ! (rires)

Oui ! (rires) Mais pourquoi avec choisi la Pologne en 2017 pour l’un de ces fameux weekends ?

On aura le show en place à Port-Zélande, et on cherchait un endroit en Angleterre. D’habitude on s’installe au Civic Hall à Wolverhampton, mais il est en rénovation… donc Lucy (Jordache, manager du groupe – ndr) a trouvé cette salle à Leicester mais disponible uniquement quatre semaines après Port-Zélande. Et quatre semaines, c’est trop long pour se souvenir de sept heures de musique sans répéter. On aurait dû retourner en studio avec tout l’équipement et répéter à nouveau trois jours. Il fallait donc trouver un endroit où jouer entre deux… Le problème, c’est que si on était venus jouer en France, on perdait le public français qui se rend à Port-Zélande. Pareil pour l’Allemagne… On a donc cherché le pays où l’on avait le plus de fans…qui ne venaient pas à Port-Zélande ! On s’est rendu compte que non seulement peu de Polonais se rendent aux Pays-Bas, mais qu’en plus nos fans y sont nombreux. J’avoue que ce n’est pas une réponse très romantique, (rires) mais c’est ce qui nous a amenés à choisir Lodz.

Et vous jouerez aussi un de ces weekends au Chili en 2017!

Oui ! Ca fait des années qu’on cherche à jouer un weekend là-bas. De tous les endroits dans lesquels on s’est produits en amérique du sud, le Chili a toujours été formidable. On y fait les meilleures affluences et les fans y sont complètement fous ! Pour je ne sais quelle raison, Santiago nous a toujours reçus de manière fantastique. Une radio là-bas nous passe beaucoup et bien sûr ça aide, c’est peut-être pour ça. C’était l’évidence de jouer là-bas. On y a un bon agent, une belle salle, et ils nous attendent.

Rien de prévu en Russie pour le moment ?

Pas encore… Bien qu’on ait un nouveau tourneur allemand depuis cette année. Il a pas mal de contacts en Europe de l’Est et je crois qu’il nous cherche des concerts en Russie pour l’année prochaine…

Pour y jouer « The New Kings » ?

(rires) C’est intéressant car on a joué une date dans l’extrême est de l’Allemagne cette année, et sur scène je dis : « Voici une chanson sur les banques et les banquiers…» et le public réagit en criant : « Yeahhhh ! ». Puis je dis que « C’est sur la façon dont l’argent corrompt la démocratie ! » et le public répond à nouveau : « Yeahhhhhh ! ». Et je termine : « Sur les oligarques russes ! ». Et là…. silence. Rien. (rires) Et là je me dis qu’il ne s’est pas encore passé assez de temps depuis la chute de l’URSS, c’est encore un sujet sensible ! (rires)

Il y aura des vidéos sur scène sur cette nouvelle tournée, du style de celles que l’on a pu découvrir par exemple lors de l’interprétation en intégralité de « Marbles » lors des weekends de 2015 ?

Oui, on a passé beaucoup de temps et dépensé beaucoup d’énergie à créer des vidéos pour tous les nouveaux titres.

Quand on vous verra à l’Elysée Montmartre le 10 décembre (2016), on y aura donc droit ?

Je… pense… que oui… Ne m’en veux pas s’il n’y en a pas, je serai aussi déçu que toi ! (rires)

On sera là de toute façon ! Merci beaucoup Steve !

(NB : on y était et c’était bien.)

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