PANTERA Vs. Doctor Strange (R.I.P.)

Avec un peu de retard – quel paradoxe dans un monde qui ne vit plus que dans la nouvelle de l’instant présent !-, nous apprenons aujourd’hui la disparition de Steve Ditko, mort seul chez lui à 90 ans le 27 juin dernier. Personnage atypique, son nom restera à jamais associé – pour les die-hard fans – à Spider-Man et Doctor Strange, deux personnages Marvel dont il développa les univers visuels. Dormammu, Mordo, les dimensions parallèles, Cléa, l’oeil d’Agamotto, le Vautour, l’Homme-sable, Docteur Octopus, le Bouffon vert,… L’imaginaire de mon enfance lui doit presque tout. Et puis il y avait les incroyables postures des mains de ses personnages, qu’il s’agisse de Peter Parker ou Stephen Strange, rabattant à la fois le majeur et l’annulaire sur la paume, l’un pour lancer sa toile, l’autre un sortilège. Il aurait suffi d’un pouce rabattu par-dessus ceux-ci pour finaliser les cornes du metalleux chères à Dio. Cette nouvelle arrive quelques jours après celle du décès très prématuré de Vinnie Paul, batteur de PANTERA, qui nous a quittés à 54 ans le 22 juin dernier. Les anglo-saxons ont une formule imagée qui illustre parfaitement ces disparitions désormais récurrentes : « When it rains, it pours ». On attend le déluge pour bientôt, mais impossible de s’y préparer. Si les artistes, musiciens, acteurs, auteurs de BD, etc. qui ont accompagné notre enfance, notre adolescence, ne produisent plus ou ont vu au fil du temps leur popularité s’estomper et même s’éteindre, ils sont à jamais en nous, liés irrémédiablement à ces souvenirs mêlés d’émois, de plaisir, et d’exaltation. Ils sont le ciment de notre jeunesse. Le fait qu’ils soient encore parmi nous maintient ce lien, fait perdurer la cohérence de tout ce que nous sommes et avons été, entretient aussi l’illusion d’une vie éternelle dans laquelle toutes nos expériences s’additionneraient. Inversement, leur disparition clôt à chaque fois un chapitre de notre existence. Inexorablement. Des pages se tournent aujourd’hui, et de plus en plus vite. Ces disparitions martèlent d’autant de minutes de silence le brouhaha frénétique d’un monde en constante accélération, égrainant dans le même temps la mort de notre passé. Plus que jamais, il est important de ne pas s’arrêter en route, de rester curieux, notamment en matière d’art, de musique, de lectures… Il est nécessaire de regarder dans le rétroviseur de temps en temps, mais il ne faut surtout pas se retourner ! Carpe diem ! Le passé s’efface, mais l’avenir reste à écrire ! Le plus longtemps possible.

Au revoir Vinnie, au revoir Steve. Merci du fond du cœur.

vinnie-paul-pantera

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