MOLYBARON « Molybaron » (2017)

molybaron

Un an. Un an que le premier album auto-produit de MOLYBARON tourne régulièrement chez moi. Un an que je ne cesse d’en dire du bien à mes amis et contacts. Un an que je vois le quatuor franco-irlandais prendre régulièrement de l’assurance et multiplier les scènes. Un an, surtout, que je dois rédiger cette chronique. A ce niveau, cela frise la faute professionnelle. D’autant que « Molybaron » (l’album) est un bijou, le premier album plus-que-parfait que chaque jeune groupe rêve de publier. L’album qui doit lancer une carrière. Parmi les rares à y être parvenus aussi brillamment, on peut citer à titre d’exemples Van Halen, Metallica ou plus près de nous Ghost. Rien de moins. Voilà, vous savez à quoi vous attendre, et surtout à côté de quoi vous n’avez pas le droit de passer ! « Molybaron » partage avec ces illustres aînés le talent de la simplicité, du riff, de l’envie, de l’énergie, de l’insolence. Ne cherchez pas ce que ses membres ont fait auparavant, vous ne trouverez pas. Venu de nulle part, sans antécédents, MOLYBARON maîtrise les recettes musicales de l’âge d’or du hard-rock, et en propose une relecture tellement moderne et évidente qu’on s’étonne que personne n’y ait pensé auparavant. Ou n’ait su le faire… Rien ne se fait sans talent, et le groupe, sous la houlette de son chanteur-guitariste Gary Kelly, en est copieusement doté. C’en est même désarmant. Comme les fameuses deux lames sensées raser de plus près, l’album comprend une première moitié époustouflante de personnalité, s’achevant sur une balade comme on en entend rarement, puis une seconde affichant un climat plus sombre jusqu’à se terminer sur un climat metal. Mais plusieurs constantes unissent les dix titres composant les quarante minutes de cet album : des riffs vintage qui sonnent so XXIème, un staccato percutant et continu mis en valeur par une section rythmique au taquet et notamment une basse omniprésente et volubile, des solos qui coulent de source, des refrains à la mélodie évidente et contagieuse, un groove de chaque instant, et un chant qui se fait tour à tour mélodique, posé, hargneux, scandé,… mais toujours en émotion. Quand un ressenti se révèle aussi dithyrambique, on cherche forcément la faiblesse, le coup de mou, la baisse de régime. La proverbiale petite bête. Force est de constater qu’il n’y en a pas ici. « Molybaron » est un diamant brut. L’album plus-que-parfait ? Oui, absolument. On en pleurerait presque en l’écoutant. Quel beau challenge attend désormais MOLYBARON ! La balle est dans votre camp, Messieurs !

MOLYBARON
« Molybaron »
autoproduit

Album disponible et en écoute sur le site du groupe ICI.

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