SCORPIONS – Show devant (ou « tiède » plutôt)

scorpions

On les croyait dans la rue manifestant contre l’augmentation de la CSG, et bien non, les pseudo-retraités d’Hanovre n’en finissent plus de cumuler des points sur scène, sillonnant à nouveau l’hexagone pour un éternel come-back. Nous n’avons pas assisté aux récents shows du trio Schenker-Meine-Jabs, toujours accompagné du bassiste si transparent que depuis 14 ans nous n’avons toujours pas retenu le nom, et de Mickey Dee qui depuis l’arrêt forcé de Motörhead cachetonne en attendant de pouvoir faire valoir ses droits. Nous ne savons donc pas si la tournée s’est bien passée, ni si les Scorpions ont repris du poil de la bête (Ahah!), même si l’on se doute que Rudolf porte toujours aussi bien le chapeau de cowboy et les lunettes de soleil, et Klaus la casquette en maniant le tambourin. Cette tournée semble à nouveau faire salles combles, et gageons que les lights et les watts font largement illusion. Nous ne jugerons donc pas la prestation des teutons septuagénaires. Si vous y étiez, merci par avance de nous faire part de vos impressions. Étonnez-nous ! Mais franchement… C’EST QUOI CETTE SETLIST DE MERDE ? Soyons sérieux, ne nous soutenez pas le contraire ! 46 ans de carrière dont les cinq premières – celles légendaires de la période Uli Jon Roth – résumées chaque soir en un medley de sept minutes… La mythique quadrilogie Lovedrive/Animal Magnetism/Blackout/Love at first sting concentrée en huit titres poussifs (l’instru « Coast to coast », le reggae-rock « Is there anybody there », le slow « Still loving you », le lent « The Zoo », les mid-tempos « Make it real », « Big city nights », et « Rock you like a hurricane », et le majestueux album Blackout uniquement représenté par son titre éponyme ???)… Un medley ballado-acoustique, « Wind of change »… et des titres anecdotiques et oubliables de leurs récents albums insipides. Une soirée deux-de-tension en quelque sorte. A apprécier assis, le briquet à portée de main. Un show (hard rock) « stars 80 », mais vidé de sa proverbiale substantifique moelle, malgré un répertoire qui fut à une époque de tout premier ordre. Aux oubliettes les « Coming home », « Bad boys running wild », « Loving you sunday morning », « Can’t live without you », « Another piece of meat », « No one like you », « Can’t get enough », « Dynamite », et autres « Hit between the eyes ». Mais en revanche un petit « Overkill » incongru, pour faire plaisir à Mickey ? Qu’en penser ? Rien.

2 réflexions sur “SCORPIONS – Show devant (ou « tiède » plutôt)

  1. Salut Chris ! On peut certes regretter la set list de mecs – pour certains – de quasiment 70 piges, mais pouvait-il en être autrement ? Le pire est “Is there anybody there” que tout le monde avait – très vite, et dès sa sortie en ce qui me concerne – oublié. Quelle belle daube ! (Avis tout à fait personnel que j’assume à 100%). Pour le reste, oui, la set list est mollasse mais bon j’ai aimé le concert comme quelqu’un qui se dit que c’est la dernière fois qu’il les voit après les avoir vus il y a largement plus de 30 ans (moment nostalgie). Après, trop de ballades – et même pas “always somewhere” que je préfère de toutes – sur Lovedrive justement avec le “coast to coast” que j’aime bien aussi, si, si, et certainement plus que “ I’m still loving you” qui me détruit mes neurones et ravive l’arrivée de maux de tête aiguës en raison de la surdose des passages en radio à l’époque où elle est sortie, et des programmations interminables dans les bars, progs faites par des pubères juvéniles sur des jukebox poussiéreux et jaunis à la nicotine pour draguouiller les nymphettes de service. A propos de Lovedrive, je me rappelle – encore un moment nostalgique – avoir planqué l’album à cause de sa pochette pour éviter le regard désapprobateur de parents réacs (ils l’étaient). Overkill a réveillé les nostalgiques d’une époque et effrayé les fans de slow « façon eighties » qui ne savaient pas que de tels morceaux d’anthologie pouvaient exister. Incongru ? Peut-être, mais rafraîchissant. Et puis Mikkey – hormis sa situation opportuniste en attente du flouze bloqué chez un notaire du coin, je suis d’accord – s’est réveillé sur ce morceau et il est leur sauveur ; en effet, s’il fallait subir les attaques de drums d’un autre batteur aux baguettes en guimauve, sans charisme, on friserait l’ambiance d’un concert de Chantal Goya. Ok, j’exagère un peu mais heureusement qu’il est là. Bref, cette invitation – j’avoue, je n’ai pas payé mon billet et voilà pourquoi je suis indulgent sans doute…- pour voir ce groupe que j’ai écouté en boucle – avec AC/DC découvert en 78 grâce à un pote, Steph Aniort, pour ne pas le nommer, touche perso dont tout le monde s’en fout – quand j’avais 15/16 piges. Voilà ce que je pouvais dire avec mon mauvais style pour la prose narrative et qui est à des années lumières du tien, toujours excellent ! Bravo d’ailleurs ! Bises mon ami ainsi qu’à ta petite femme !

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  2. Scorpions, groupe mythique de hard rock que j ai écouté en boucle entre mes 10 et 15 ans, après la découverte de Tokyo Tapes et Lovedrive vers (vers 1987, la claque), puis de Blackout, Animal magnetism, Love at first Sting, World wide live… S’en suit un de mes 1ers achats vinyle en 88, avec le Seventh son de Maiden, à savoir Savage Amusement ; 2 albums controversés à l époque par la presence de nappes de synthé, mais 2 grands albums malgré tout (surtout le Maiden). Enfin en 1990, le début de la fin selon moi d un point de vue discographique, avec Crazy World qui contient malgré tout d excellents moments.
    La suite restera pour moi vécue de tres très loin, me semblant voir le groupe s enfoncer à chaque nouvelle sortie un peu plus bas, et supportant assez difficilement de voir des pubs du groupe sur tf1, ou de les voir se produire dans des émissions indignes de leur grandeur d antan (!!! On parle des Scorps tout de meme !!!).
    Bref, 2004 sera une année qui me fera réécouter le groupe avec Unbreakable (retour aux sources), le live au Wacken avec Uli Jon (superbe concert), puis Humanity en 2007 qui apporte qqchose d intéressant à la discographie du groupe.
    On arrive en 2010 avec le 1er « album d adieux » du groupe Sting in the Tail, pas formidable sans être mauvais, et la 1ère (!!) occasion pour moi de les voir en live, 23 ans après les avoir decouverts… C est tard, sûrement trop, mais j ai eu la chance de les voir a l Olympia, et ce soir là le groupe était en tres grande forme et la set list était bien meilleure que l actuelle. Grand moment. Je les revois 3 ou 4 ans plus tard au zénith de Nantes, toujours durant l interminable tournée d adieux ; concert pas inoubliable cette fois voir gênant par moment. Le dernier album en date est, comme Sting in the tail, très dispensable, accompagné de sa 2ème tournée d adieux au cas où on les aurait loupe sur la 1ère.
    Enfin, en 2018, la tournée d après adieux… Crazy world tour m aurait éventuellement intéressée si elle avait été totalement dediee à l album du même nom (!). Ca ca aurait eu plus de gueule que les qq daubes des derniers opus mélangées aux grands tubes tout ramolis !!! Ou alors un World wide live 2018, mais bon faut arrêter de rêver.
    Je crois que je les ai vu tard en 2010, c était juste, mais ca passait encore. Combien de temps ces tournées d adieux vont elles encore durer? That is the question!
    Je finirais en ajoutant juste que Judas Priest vieilli bien mieux !!!!!!

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