AUDREY HORNE "Youngblood" (2013)

 
 
Cette fois, plus aucun doute n’est permis. La mode metal est au détricotage, et au raccommodage. Ah comme ils sont nombreux de nos jours les « Victor Frankenstein » de la musique, piochant de ci de là dans les œuvres de leurs aînés ! Mais si constituer de toutes pièces une « créature » est à la portée du premier groupe opportuniste venu, lui insuffler la vie n’est pas chose aisée. AUDREY HORNE a ce talent rare. Découvrir ce patchwork musical qu’est « Youngblood », c’est un peu comme accompagner Igor faire ses emplettes au cimetière du hard-rock (du début des années 70 aux premières années de la NWOBHM), comme errer au milieu des spectres de Deep Purple, Alice Cooper, Whitesnake, Thin Lizzy, Iron Maiden,…. ou encore de Kiss et de David Lee Roth…. (entre autres). Après un « Le Fol » mi-figue mi-raisin, qui avait vu AUDREY HORNE s’affirmer sur quelques titres mais surtout flirter avec des sonorités propres à FAITH NO MORE ou ALICE IN CHAINS, le groupe semblait avoir trouvé en 2010 avec l’album « Audrey Horne » une identité propre fortement entêtante et entraînante, et annoncait en quelque sorte le futur du metal. C’est donc avec curiosité que l’on aborde aujourd’hui ce « Youngblood » très teinté « hard rock » de papy, qui plutôt que d’entériner cette évolution ramène les metalleux quadras (et plus) en terres familières. Retour vers le passé, les norvégiens ont cette fois privilégié l’efficacité à l’originalité. Mais les dix titres qui composent cet album ont une telle énergie que l’on n’en retiendra au final que la générosité. Une générosité communicative, qui fait taper du pied, bouger la tête, et chantonner les lignes de chant, de basse, les riffs et les soli de guitares… Et force est de reconnaître qu’AUDREY HORNE fait mouche à chaque titre. C’est une constante d’album en album, le groupe porte un soin particulier aux refrains, toujours très chantants. Alors que les instrumentistes pillent sans vergogne le patrimoine génétique du « hard rock », Toschie se pose une fois de plus en catalyseur du son AUDREY HORNE, grâce à sa voix et une énergie débordante, emplie de modernité. Harmonie des twin guitars, basse joyeuse, batterie groovy, synthé vintage….AUDREY HORNE se drape dans l’étoffe de la tradition avec « Youngblood », mais tout cela sonne tellement frais ! Un véritable tour de force ! Du rock « in your face », décomplexé, diablement efficace. Mais comment pourrait-il en être autrement puisqu’il synthétise l’essence même du meilleur du genre ? « Youngblood », où comment faire du sang neuf avec du vieux ! Vous reprendrez bien une petite transfusion ?
 
Audrey Horne
YOUNGBLOOD
Napalm Records
Sorti le 25 janvier 2013

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